Prix Nobel dans les domaines scientifiques: Les femmes qui sont entrées dans l’histoire

En début de ce mois d’octobre, les comités du prix Nobel ont annoncé les lauréats 2017 des disciplines qu’ils promeuvent que sont : la paix, la littérature, la physique, la chimie et la physiologie ou la médecine. Depuis la création du prix Nobel en 1901, seules dix-sept femmes à ce jour ont reçu le prix dans les domaines scientifiques. Qui sont-elles?

2015 – Tu Youyou : Lauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses travaux de recherche contre le paludisme.

Née le 30 décembre 1930 à Ningbo (Chine), le professeur Tu Youyou est une chimiste chinoise spécialiste dans les produits pharmaceutiques. Elle est surtout connue pour avoir découvert l’artémisinine et la dihydroartémisinine, utilisées pour traiter le paludisme.

Cette spécialiste en Pharmacologie, médecine traditionnelle chinoise a aussi reçu le Prix national des inventions et le Prix national des dix meilleures découvertes dans le domaine de la science et de la technologie en Chine pour les résultats de ses recherches.

Elle a reçu le prix Nobel 2015 de physiologie ou médecine suite à ces découvertes vitales, devenant ainsi la première femme chinoise à recevoir un prix Nobel dans cette catégorie. Tu Youyou est la dernière femme à ce jour à avoir reçu un Nobel dans les domaines de la science.

Le professeur Tu Youyou est également lauréate du prix Albert-Lasker pour la recherche médicale clinique 2011 pour ses travaux sur l’artémisinine et Lauréate du Prix Alpert de la Warren Alpert Foundation 2015.


2014 – May-Britt Moser: Co-Lauréate du prix Nobel de physiologie ou médecine pour la découverte de cellules qui constituent un système de positionnement dans le cerveau.

May-Britt Moser, née le 4 janvier 1963 à Fosnavåg, est une neuroscientifique norvégienne. May-Britt Moser travaille avec son époux Edvard Moser à l’université norvégienne de sciences et de technologie sur le réseau de neurones et le réseau de neurones artificiels.

Avant sa consécration par le Prix Nobel de physiologie et médecine, elle a reçu de nombreuses distinctions et prix : Prize for young scientists de l’Académie norvégienne des sciences et des lettres en 1999  –  The 28e W. Alden Spencer Award (College of Physicians and Surgeons de l’université Columbia) en 2005 – The 14e Betty and David Koetser Award for Brain Research (université de Zürich) en 2006  – Le 10e Prix Liliane Bettencourt pour les sciences du vivant en 2006 (Fondation Bettencourt, Paris) – The 30e Eric K. Fernström’s Great Nordic Prize (Fernström Foundation, université de Lund) en 2008 – Le Prix Louis-Jeantet de médecine en 2011

Et avec son époux Edvard Moser, elle a remporté Le Anders Jahre Award en 2011 – Le Perl-UNC Neuroscience Prize en 2012 – Le Prix Louisa Gross Horwitz (avec Edvard Moser et John O’Keefe) en 2013 – Le Karl Spencer Lashley Award 2014.

May-Britt Moser a été co-lauréate du prix Nobel de physiologie ou de médecine 2014 avec Edvard Moser son époux et John O’Keefe attribué pour ses travaux sur les cellules de grille.


2009, année de la consécration de trois femmes

2009- Ada E. Yonath : Co-Lauréate du prix Nobel de chimie pour ses recherches sur la structure et la fonction des ribosomes

Ada Yonath est née le 22 juin 1939 dans le quartier de Geula à Jérusalem après l’émigration en Palestine de ses parents originaires de Pologne pour des raisons politiques liées au sionisme. A la mort de son père lorsqu’elle avait dix ans, sa mère s’installe à Tel Aviv avec ses deux filles dont Ada.
Après son service militaire Ada Yonath commence des études de biophysique à l’Université hébraïque de Jérusalem, puis passe sa thèse en 1968 dans le domaine de la cristallographie à l’Institut Weizmann.
Pour sa spécialisation en Biologie moléculaire, elle passe au Massachusetts Institute of Technology de Boston. Puis, elle retourne en Israël en 1970 pour fonder le premier laboratoire en Israël de cristallographie à l’Institut Weizmann et dirige en parallèle pendant 17 ans une unité du Max Planck Institute à Hambourg en Allemagne.
Ada Yonath est détentrice de plusieurs prix dont : Le Prix Harvey en 2002 – Le Prix Israël en chimie au cours de la même année  – Le Prix Louisa Gross Horwitz en 2005 – Le prix Prix Wolf en 2006 – Le Prix Paul-Ehrlich-et-Ludwig-Darmstaedter en 2007 – Le Prix L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science.
Co-récipiendaire du prix Nobel de chimie 2009 avec Thomas Steitz et Venkatraman Ramakrishnan, Ada Yonath est devenue la première femme israélienne et du Moyen-Orient à obtenir un prix Nobel dans les sciences.

Le  elle est nommée membre ordinaire de l’Académie pontificale des sciences par le pape François.


L’année 2009 a été également marquée par la distinction attribuée au duo Elizabeth Blackburn et Carol W. Greider 

Elizabeth Blackburn et Carol W. Greider et Jack Szostaksont des biologistes qui ont remporté le prix Nobel 2009 en physiologie ou médecine grâce à leur découverte sur la façon dont les chromosomes sont protégés par des télomères et l’enzyme télomérase, un paramètre qui détermine la durée de vie des cellules. Elles son co-récipiendaires avec le biologiste Jack Szostak.

Elizabeth H. Blackburn, née le  à Hobart en Tasmanie, est une biologiste moléculaire américaine d’origine australienne. Chercheuse à l’Université de Californie, à San Francisco, son travail porte sur l’étude des fonctions des télomères qui sont des structures dynamiques présentes à l’extrémité des chromosomes et jouent un rôle de protection.

Fille d’un couple de médecin, elle est co-découvreuse de la télomérase, l’enzyme qui régule la longueur des télomères. Des recherches ont permis de montrer que la télomérase joue un rôle crucial dans le vieillissement cellulaire. Les connaissances sur la télomérase sont d’une grande importance pour la compréhension des mécanismes de développement des cancers et de la mort cellulaire.

Elizabeth H. Blackburn a été distinguée : Prix Lasker 2006 – Prix Louisa Gross Horwitz 2007.

Carol W. Greider, est née le  à San Diego, États-Unis, est une biologiste moléculaire américaine.

Elle est professeur et directeur de la chaire Daniel Nathans de biologie moléculaire et de génétique à l’Institut Johns Hopkinsde sciences biomédicales fondamentales.

Cette fille d’un professeur de physique est renommée pour ses travaux sur les télomérases. Elle a obtenu son doctorat en biologie moléculaire en 1987 à l’Université de Californie à Berkeley, sous la direction d’Elizabeth Blackburn.

Le professeur Greider a ensuite complété ses travaux post-doctoraux et a occupé un poste de professeur au Cold Spring Harbor Laboratory (en), à Long Island, à New York. Elle eut ensuite un poste de professeur à l’Université Johns Hopkins en 1997, où elle exerce toujours.

Carol W. Greider a été distinguée : Prix Lasker 2006. Elle est co-récipiendaire du Prix Nobel de physiologie ou médecine 2009 avec Elizabeth Blackburn et Jack Szostak.


2008 – Françoise Barré-Sinoussi: Prix Nobel de physiologie ou médecine, qu’elle a partagé avec son mentor, Luc Montagnier.

Françoise Barré-Sinoussi, née le  à Paris, est une chercheuse française en virologie. En 1983, elle a participé à la découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’origine du sida, alors qu’elle faisait partie, à l’Institut Pasteur, de l’équipe dirigée par Luc Montagnier.

En 1988, elle prend la tête du laboratoire de biologie des rétrovirus, rattaché à l’unité de virologie médicale et des vaccins viraux à l’Institut Pasteur.

À cette période elle met en place des programmes de recherche sur les déterminants viraux et les hôtes de la pathogénèse du VIH. Entre 1988 et 1998, elle participe à des programmes collectifs sur la recherche du vaccin contre le VIH.

Elle a été récompensée par plusieurs prix, Officier en 2006, commandeur en 2009 de la Légion d’honneur, elle a été élevée à la dignité de grand officier le , puis de grand-croix en 

Françoise Barré-Sinoussi est une virologiste française dont les recherches fondamentales ont permis d’identifier le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), et lui ont apporté le prix Nobel 2008 de physiologie ou médecine, qu’elle a partagé avec son mentor, Luc Montagnier.

 


2004 – Linda B. Buck : Prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses travaux sur le système olfactif avec Richard Axel .

Linda Brown Buck, née le  à Seattle, État de Washington est une biologiste américaine et membre de la National Academy of Sciences (États-Unis).

Diplômée en psychologie et microbiologie à Washington University, elle obtint un doctorat en immunologie au centre medical de la University of Texas. Chercheur post-doctoral sous la direction de Richard Axel, avec qui elle obtint le Prix Nobel de physiologie ou médecine 2004 pour ses travaux sur le système olfactif et les récepteurs olfactifs.

Linda Buck et Richard Axel ont cloné des récepteurs olfactifs, et montré qu’ils appartenaient à la famille des protein-coupled receptors. À partir d’analyses de l’ADN du rat, ils ont estimé qu’il existait environ un millier de gènes différents codant les récepteurs olfactifs dans le génome des mammifères. Ces travaux de recherche ont ouvert la porte à d’autres analyses génétiques et moléculaires des mécanismes de l’olfaction.

La biologiste américaine qui a remporté le prix Nobel de physiologie ou médecine en 2004 avec Richard Axel pour ses travaux sur le système olfactif.


1995 – Christiane Nüsslein-Volhard: Prix Nobel de physiologie ou médecine avec Eric F. Wieschaus et Edward B. Lewis pour leurs travaux sur le contrôle génétique du développement précoce de l’embryon

Christiane Nüsslein-Volhard, née le  à Magdebourg, en Allemagne est une généticienne spécialiste du développement.

En 1978, Christiane Nüsslein-Volhard rejoint Wieschaus comme chef de laboratoire dans l’institut de recherche européen de biologie moléculaire, et passe plus d’un an à étudier avec Wieschaus les cuticules de 40,000 Drosophila melanogaster au microscope binoculaire.

Ils conclurent que sur les 20,000 gènes de Drosophila melanogaster, 5 000 sont importants et 140 sont essentiels.

Christiane Nüsslein-Volhard a reçu le Prix Lasker 1991 – Le  prix Gottfried Wilhelm Leibniz.

Elle partage avec Eric F. Wieschaus et Edward B. Lewis le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1995 pour leurs travaux sur le contrôle génétique du développement précoce de l’embryon en utilisant la mouche du vinaigre ou Drosophila melanogaster.


1988 – Gertrude B. Elion Nobel de physiologie ou médecine pour la découverte d’importants principes dans l’élaboration de traitement médicamenteux

Gertrude B. Elion, née le  à New York aux États-Unis et décédée le , est une pharmacologue et biochimiste américaine.

Au cours de sa carrière, elle a inventé des médicaments aux usages différents, que ce soit contre le paludisme ou le traitement immunosuppresseur pour la transplantation d’organes.

Gertrude Elion a travaillé comme assistante de laboratoire puis comme professeur de lycée, avant de travailler, à partir de l’année 1944, avec George Hitchings pour la compagnie pharmaceutique Burroughs-Wellcome future GlaxoSmithKline.

Reconnue pour ses travaux sur les antirétroviraux,elle a reçu le National Medal of Science 1991 National Inventors Hall of Fame

En 1988, elle reçoit avec James Black et George Hitchings le Prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses découvertes dans l’élaboration de nouveaux médicaments.


1986 – Rita Levi-Montalcini : Prix Nobel de physiologie ou médecine  avec Stanley Cohen du pour son rôle dans la découverte des facteurs de croissance nerveuse

Rita Levi-Montalcini, née le  à Turin, et décédée le  à Rome, est une neurologue italienne. Elle est, du 5 janvier 2007 jusqu’à sa mort, la lauréate vivante la plus âgée et reste la lauréate ayant vécu le plus longtemps de tous les lauréats du prix Nobel.

Levi-Montalcini surmonte les objections de son père (qui croyait qu’une carrière professionnelle entrerait en conflit avec les devoirs d’épouse et de mère) et s’inscrit à l’école de médecine de Turin en 1930, étudiant avec Giuseppe Levi. Après l’obtention de son diplôme en 1936, elle travaille comme assistante de Levi, mais sa carrière académique est interrompue par le Manifeste de la race de Benito Mussolini de 1938 et l’introduction subséquente de lois interdisant aux juifs des carrières académiques et professionnelles.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle réalise ses premières expériences sur la croissance des fibres nerveuses dans un laboratoire de fortune aménagé dans une chambre, à son domicile de Turin, et à Florence de 1943 à 1945. En 1946, Levi-Montalcini accepte une invitation de l’Université de Washington à Saint-Louis dans le Missouri, de venir travailler sous la supervision du professeur Viktor Hamburger.

Alors que l’invitation initiale prévoyait un séjour d’un semestre, elle se fixe dans cette ville et y mène sa carrière durant trente ans. C’est là qu’elle réussit, en 1952, l’exploit d’isoler le facteur de croissance nerveux, grâce à ses observations de certains tissus cancéreux qui provoquent une croissance rapide des cellules nerveuses.

Elle acquiert le titre de Full Professor en 1958, et en 1962 elle établit une unité de recherche à Rome, partageant dorénavant son temps entre la capitale italienne et la ville américaine de Saint-Louis. Chevalier grand-croix de l’OMRI, Rita Levi-Montalcini est lauréate avec Stanley Cohen du prix Nobel de physiologie ou médecine en 1986 pour son rôle dans la découverte des facteurs de croissance nerveuse.


1989 – Barbara McClintock: prix Nobel de physiologie ou médecine en 1983 pour la découverte de la transposition génétique

Barbara McClintock, née le  et décédée le  est une scientifique américaine, considérée comme l’une des plus éminentes cytogénéticiennes du 20ème siècle.

Elle soutint en 1927 une thèse de doctorat en botanique à l’université Cornell où elle avait mené des recherches pointues sur la cytogénétique du maïs, qui restera d’ailleurs son domaine de prédilection durant toute sa carrière.À la fin des années 1920, elle étudia les chromosomes et leurs modifications pendant la reproduction chez le maïs.

Son travail et ses résultats furent étonnants et très en avance sur l’époque : elle développa des techniques pour observer les chromosomes du maïs et utilisa des analyses faites au microscope pour démontrer nombre de théories génétiques fondamentales, dont celle concernant l’échange d’information génétique par les chromosomes par enjambement durant la méiose. Elle produisit la première carte génétique du maïs, reliant les régions chromosomiques avec des traits physiques et démontra le rôle du télomère et du centromère, deux régions des chromosomes importantes dans la conservation de l’information génétique.

Elle a été reconnue comme une des meilleures de son domaine, gagnant de prestigieux prix reconnaissant sa contribution scientifique et étant élue à la National Academy of Sciences en 1944.

Barbara McClintock a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1983 pour la découverte de la transposition génétique, qu’elle avait étudiée pendant de nombreuses années. Elle avait pourtant été sur le point d’abandonner sa carrière car son travail n’était pas compris par ses pairs.


1977 – Rosalyn Yalow : Prix Nobel de physiologie ou médecine avec Roger Guillemin et Andrzej Wiktor Schally

Rosalyn Sussman Yalow, née le  à New York et décédée le  est une physicienne américaine, qui a mis au point avec le Docteur Solomon Berson, le principe des dosages par radio-immunologie, qui permettent le dosage précis de substances présentes en quantités infimes dans un milieu liquide.

Des recherches qui ont initialement abouti pour le dosage de l’insuline dans le plasma des diabétiques, la technique a rapidement été étendue au dosage de multiples substances, peptidiques et non peptidiques.

Rosalyn Yalow a reçu en 1977 le prix Nobel en commun de physiologie ou médecine avec Roger Guillemin et Andrzej Wiktor Schally pour son rôle dans le développement de la technique de dosage radio-immunologique (RIA) qui, en mesurant des substances dans le corps humain, a rendu possible le dépistage dans le sang de donneurs de maladies telles que l’hépatite, et permet maintenant d’analyser un nombre infini de pathologies.


1964 – Dorothy Crowfoot Hodgkin: Prix Nobel de chimie pour la détermination des structures de substances biochimiques importantes en utilisant des rayons X.

Dorothy Hodgkin, née le  en Egypte et décédée le  est une chimiste britannique. Cette fille d’archéologue est une pionnière de la diffractométrie de rayons X, méthode de cristallographie permettant de déterminer la géométrie en trois dimensions de molécules complexes, en particulier de molécules d’origine biologique.

Elle développe une passion pour la chimie très tôt et sa mère favorise son penchant pour la science en général. Son éducation la prépare bien pour l’université. Elle commence à étudier la chimie au Somerville College, alors un des collèges d’Oxford réservés aux filles.

En 1934, elle revient à Oxford et deux ans plus tard devient chercheuse au Somerville College, un poste qu’elle détient jusqu’en 1977. En 1960, elle est nommée Wolfson Research Professor à la Royal Society. Elle dirige également l’union internationale de cristallographie de 1972 à 1975.

En 1976 elle reçoit la médaille Copley par la Royal Society. En 1965, elle remplace Winston Churchill dans l’ordre du Mérite et l’URSS lui décerne la médaille Lomonosov en 1982 et le prix Lénine pour la paix en 1985-1986. Car en dépit de son rôle scientifique éminent, elle ne s’intéresse pas seulement à la science. Les problèmes d’inégalités sociales et la réduction des risques de conflits armés l’interpelle. Elle est membre éminent de la Pugwash, une organisation internationale qui recevra le prix Nobel de la paix en 1995. Bien qu’elle reconnût que son travail sur l’insuline fut le plus important de toute sa vie, elle ne cessa de lutter pour la paix et la justice sociale.

Dorothy Crowfoot Hodgkin a reçu le prix Nobel de chimie en 1964 pour la détermination des structures de substances biochimiques importantes en utilisant des rayons X.


1963 – Maria Goeppert-Mayer; Prix Nobel de physique avec Hans Daniel Jensen pour des découvertes concernant la structure du noyau atomique

Maria Goeppert-Mayer , née le  à Katowice, ville du Royaume de Prusse à l’époque, et morte le  à San Diego en Californie, Etats-Unis est une physicienne germano-américaine. Elle est, avec Marie Curie, les seules femmes à avoir obtenu le prix Nobel de physique.

En 1929, alors étudiante en doctorat à l’université de Göttingen, elle démontre théoriquement l’existence de l’absorption à deux photons (ADP). En 1935, après avoir suivi son époux aux États-Unis à l’université Johns-Hopkins, où il n’est possible que de lui offrir un poste d’assistante sans salaire, elle publie un article historique sur la double désintégration bêta. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle rejoint le projet Manhattan et collabore avec Edward Teller.

C’est en travaillant par la suite à l’université de Chicago qu’elle développe le modèle en couches qui lui vaudra plus tard d’être co-lauréate, avec Hans Daniel Jensen, du prix Nobel de physique de 1963 « pour leurs découvertes à propos de la structure en couches du noyau atomique ». En 1960, elle obtient un poste de professeur à l’université de Californie à San Diego.

Maria Goeppert Mayer a reçu conjointement le prix Nobel de physique avec deux autres scientifiques pour les découvertes concernant la structure du noyau atomique en 1963.


1947-  Gerty Theresa Cori: Prix Nobel de physiologie ou médecine qu’elle partage avec son époux Carl Ferdinand Cori et  Bernardo Houssa pour la découverte du processus de conversion catalytique du glycogène dans le corps.

Gerty Theresa Cori, née le  à Prague et décédée le  à Saint-Louis, Missouri, États-Unis), est une biochimiste américaine d’origine austro-hongroise.

Elle est devenue la troisième femme et la première Américaine à recevoir un prix Nobel de chimie après Marie Curie et Irène Joliot-Curie,

1946, Gerty Theresa Cori obtient une chaire de professeur, à l’université Washington à Saint-Louis.

En 1947, Carl Ferdinand Cori son époux, et elle sont conjointement co-lauréats du prix Nobel de physiologie ou médecine avec Bernardo Houssa pour la découverte du processus de conversion catalytique du glycogène. Les trois ont été récompensés pour leur travail sur la régulation de la glycémie et la découverte du cycle de Cori qui lie le métabolisme du muscle à celui du foie par l’intermédiaire de l’acide lactique, libéré par le muscle et transformé en glucose par le foie.


1935 – Irène Joliot-Curie : Prix Nobel de chimie pour la découverte de la radioactivité artificielle avec son époux Frederic Joliot.

Irène Joliot-Curie née le  à Paris et décédée le  est une chimiste, physicienne et femme politique française.

Fille aînée du célèbre couple français Pierre et Marie Curie. Irène a épousé Frédéric Joliot, un scientifique avec qui elle a obtenu le prix Nobel de chimie en 1935 pour la découverte de la radioactivité artificielle.

Elle a aussi été sous-secrétaire d’État sous le Front populaire en 1936.

En 1945, elle est l’un des six commissaires du nouveau Commissariat à l’énergie atomique (CEA) créé par de Gaulle et le GPRF.

Elle meurt à Paris le  d’une leucémie aiguë liée à son exposition au polonium et aux rayons X, la même maladie qui avait emporté sa mère.

Telle mère telle fille : Irène Joliot-Curie et son époux, Frédéric Joliot, ont reçu conjointement le prix Nobel de chimie en 1935 pour la découverte de la radioactivité artificielle.


Marie Curie – La plus célèbre femme scientifique: Prix Nobel de physique 1903 conjointement avec son époux Pierre Curie et Henri Becquerel – Prix Nobel de chimie 19011

Marie Skłodowska-Curie, née le  à Varsovie, en Pologne, et décédée le  France, est une physicienne et chimiste polonaise, naturalisée française.

Scientifique d’exception, elle est la première femme à avoir reçu le prix Nobel, et à ce jour la seule femme à en avoir reçu deux. Elle reste à ce jour la seule lauréate à avoir été récompensée dans deux domaines scientifiques distincts.

Distinguée pour ses travaux sur la radioactivité naturelle et la découverte du radium et du polonium. Marie Curie est également la première femme lauréate en 1903, avec son mari, de la médaille Davy pour ses travaux sur le radium. L’année suivante, elle reçoit la médaille Matteucci.

Marie Curie a souffert d’une trop grande exposition aux éléments radioactifs qu’elle étudie depuis 1898, notamment au niveau des yeux et des oreilles. Dès 1920, elle pense que le radium pourrait avoir une certaine responsabilité dans ses problèmes de santé.

Elle est atteinte d’une leucémie radio-induite ayant déclenché une anémie aplasique. Malgré sa faiblesse, elle continue d’assurer la direction de la section de physique et chimie de l’Institut du radium. Le , Marie est transportée au sanatorium de Sancellemoz à Passy (Haute-Savoie) pour y être hospitalisée.

Marie Curie, mère d’Irène (Prix Nobel de chimie 1935) et Eve (qui deviendra une pianiste, femme de lettres, journaliste, conférencière et diplomate française de renom) est décède au sanatorium de Sancellemoz à Passy le .

Marie Curie, a reçu deux fois le prix Nobel. Le premier lui a été décerné en physique pour ses recherches sur les phénomènes de rayonnement en 1903, qu’elle gagna conjointement avec son mari Pierre, ainsi qu’Henri Becquerel. Puis, en 1911, elle a reçu le prix Nobel de chimie pour la découverte du radium et du polonium.


Un hommage à ces femmes

Octobre 2017