Royaume Uni – Emma Thompson exhorte le gouvernement à faire plus pour Nazanin Zaghari-Ratcliffe

L’actrice Emma Thompson a exhorté samedi le gouvernement britannique à en faire davantage pour obtenir la libération de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, lors d’une marche à Londres en soutien à cette Irano-Britannique emprisonnée en Iran sous des accusations d’appel à la sédition.

« Nous sommes un réseau de compassion et d’amour pour Nazanin et sa famille. C’est ce que nous, êtres humains, faisons de mieux, contrastant radicalement avec la bande de molécules fâchées qui s’agite à Westminster », le Parlement britannique, a déclaré l’actrice britannique oscarisée.

Elle s’exprimait à l’occasion d’une marche organisée à Hampstead, dans le nord de Londres, en soutien à Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une mère de famille de 38 ans condamnée en septembre 2016 à cinq ans de prison pour participation à des manifestations anti-régime en 2009, ce qu’elle nie.

Mme Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée à l’aéroport de Téhéran le 3 avril 2016 après une visite à sa famille en Iran avec sa fille Gabriella. Née au Royaume-Uni et aujourd’hui âgée de trois ans, la fillette a vu son passeport britannique confisqué et vit depuis avec ses grands-parents en Iran.

« Si je peux sortir de mon lit avec une pneumonie pour apporter mon soutien à une membre de notre communauté horriblement maltraitée, alors notre ministre des Affaires étrangères doit pouvoir prendre un avion et résoudre le problème qu’il a si gravement exacerbé », a tancé Emma Thompson, malade, aux côtés du mari de la détenue, Richard Ratcliffe.

L’actrice faisait référence aux propos vivement critiqués du chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, qui avait déclaré devant une commission parlementaire, le 1er novembre, que Nazanin Zaghari-Ratcliffe formait des journalistes en Iran lors de son arrestation – ce que son employeur et sa famille contestent.

Il s’était ensuite excusé pour ces déclarations venues alimenter les accusations de Téhéran et assuré qu’il se rendrait en Iran au cours des prochaines semaines.

En octobre, l’employeur de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, la Fondation Thomson Reuters, liée à l’agence de presse canado-britannique du même nom, avait indiqué qu’elle risquait de voir sa peine rallongée de 16 ans après de nouvelles accusations portées par la République islamique.

La mère de famille doit de nouveau comparaître devant la justice iranienne le 10 décembre sous l’accusation de « diffusion de propagande », selon son mari.


Source AFP

Novembre 2017