Niger : Fondation Vie Meilleure en campagne contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant

Un projet d’accompagnement à la prévention de la transmission du VIH sida de la mère à l’enfant a été lancé, mercredi, dans vingt centres de santé intégrée de la région de Niamey par la Première Dame du Niger, Issoufou Aissata, présidente de la Fondation Vie Meilleure.

L’objectif de ce projet est de stopper la transmission du VIH sida de la mère à l’enfant au Niger où celle-ci constitue aujourd’hui un véritable problème de santé publique en raison des insuffisances liées à l’adhésion des femmes enceintes et allaitantes à l’observance du traitement et le suivi des enfants exposés.

L’approche du projet est de conscientiser la femme, la mettre en confiance et si nécessaire la soutenir psychologiquement à avoir les capacités de faire face à sa situation de personne séropositive pour maintenir un bon état de santé pour elle-même, mais aussi pour protéger son enfant de la transmission du VIH.

Selon la Première Dame, le projet entre dans le cadre des activités de l’organisation des Premières Dames d’Afrique sur financement du laboratoire ALERE. Les activités du projet seront conduites par les médiatrices communautaires issues des réseaux des personnes vivant avec le VIH.

Elles consisteront à la sensibilisation pour le dépistage volontaire ; la sensibilisation des femmes dépistées pour leur adhésion au traitement ; l’accompagnement des femmes allaitantes séropositives pour le suivi de leurs enfants et la médiation familiale si nécessaire.

La présidente de la Fondation Guri Vie Meilleure a lancé un appel aux agents de santé présents au lancement de ce projet pour un engagement à la cause et surtout pour leur éveil afin d’assurer la disponibilité des réactifs et des antirétroviraux. Hadjia Aissata Issoufou s’est aussi réjouie de l’accompagnement des partenaires tels l’UNICEF, l’UNFPA et le Fonds Mondial de lutte contre la Tuberculose, le Paludisme et le VIH.

Selon le ministre de la Santé publique, l’Etat du Niger a consacré, depuis 2011, une ligne budgétaire spécifique pour l’achat des antirétroviraux et plusieurs activités tendant à la réduction de la survenue des nouvelles infections. Ce qui a permis l’extension de la couverture de la prise en charge qui est passée d’un seul centre en 2004 à 68 centres de dispensation du traitement antirétroviral en 2017.

Mieux, des progrès ont été enregistrés au niveau du taux de prévalence qui est passé en 2012 à 0,4% chez la population générale et la mise sous antirétroviraux est passée de 9000 patients en 2011 à plus de 18.500 en 2017.


Source PANAPRESS

Novembre 2017