Un séisme en Iran et en Irak fait au moins 300 morts et plusieurs milliers de blessés

Les secours iraniens s’activaient lundi pour trouver d’éventuels survivants du tremblement de terre qui a frappé dimanche soir l’ouest de l’Iran et plusieurs régions irakiennes, faisant au moins 344 morts et plusieurs milliers de blessés.

L’essentiel des victimes de la catastrophe était dénombré en Iran, où le bilan provisoire, qui n’a cessé d’enfler au fil des heures, s’élevait à 336 morts et plus de 3950 blessés en fin de matinée, tous recensés dans la province occidentale de Kermanshah, limitrophe de l’Irak.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a ordonné au gouvernement et aux forces armées de mobiliser «tous leurs moyens» pour venir en aide à la population.

La secousse a été ressentie pendant une vingtaine de secondes à Bagdad et parfois pour des durées plus longues dans les autres provinces d’Irak, qui ont toutes été touchées, selon des journalistes de l’AFP.

Darbandikhan, localité montagneuse du Kurdistan irakien proche de la frontière iranienne, s’est réveillée lundi sous le choc, après avoir payé le plus lourd tribut en Irak du séisme survenu dimanche soir, qui a fait au total plus de 300 morts. Dans la nuit, quatre corps, dont ceux d’une femme et d’un enfant, ont été sortis des décombres: c’est ici que la moitié des victimes irakiennes sont décédées. Le bilan officiel fait état de huit morts.

Et la menace plane encore, assurent les habitants, qui redoutent tout à la fois d’éventuelles répliques et des fissures dans le barrage proche, sur le fleuve Diyala. Autour des décombres des maisons entièrement détruites ou aux murs endommagés par le secousse d’une magnitude de 7,3.

En tout, selon les autorités, quatre personnes sont donc mortes à Darbandikhan et trois autres ailleurs dans la province de Souleimaniyeh, zone montagneuse à plus de 150 kilomètres au nord de Bagdad. Une huitième personne est morte dans la province de Diyala, plus au sud, selon les autorités.

Peur du barrage

Dans la nuit, les autorités du Kurdistan irakien, redoutant que le barrage de Darbandikhan n’ait été touché, ont appelé les habitants de la zone sud de la ville à quitter les environs. Jusqu’ici, le barrage tient bon et aucun dégât majeur n’y a été enregistré, assurent les responsables aux 40.000 habitants de la zone.

La région autonome et le pouvoir central à Bagdad sont à couteaux tirés depuis la tenue il y a près de deux mois d’un référendum d’indépendance kurde.

La Turquie, plus au nord, où le séisme a également été ressenti, a envoyé de l’aide humanitaire ainsi qu’un avion médical. Le porte-parole du gouvernement a annoncé acheminer « 1.000 tentes et 4.000 couvertures, tandis que le Croissant-Rouge turc envoie 3.000 tentes et 3.000 couvertures ».


Source – AFP

Novembre 20