Le président du Conseil musulman français souhaite la rapidité dans l’affaire Ramadan

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Ahmet Ogras, a souhaité vendredi que la justice se prononce « rapidement » sur les accusations de Françaises visant l’islamologue suisse Tariq Ramadan.

« Il faut que la justice se prononce très rapidement. Et nous demandons aux adversaires politiques de Tariq Ramadan, (NDLR) de ne pas se mêler de cette affaire, dans l’intérêt des victimes », a déclaré à l’AFP Ahmet Ogras, relevant qu' »il n’y a pas une ambiance sereine aujourd’hui sur ce sujet-là ».

« Si l’essayiste Caroline Fourest, si l’ancien Premier ministre français Manuel Valls ne s’étaient pas mêlés de cette affaire, je pense que les victimes en sortiraient plus fortes », a estimé le président de l’instance représentative du culte musulman.

Deux plaintes pour viol ont été déposées en France à son encontre depuis le 23 octobre, et un quotidien suisse a relayé des témoignages d’abus sexuels sur des mineurs le visant. L’intellectuel a réfuté ces accusations.

Si Tariq Ramadan a donné de nombreuses conférences à l’invitation d’associations proches de l’ex-UOIF – gravitant dans l’orbite des Frères musulmans et devenue Musulmans de France -, « ce n’est pas un ami du CFCM », a relevé Ahmet Ogras.

« Il bénéficie de la présomption d’innocence » et « il n’a pas plus ni moins d’immunité que les autres », a-t-il ajouté. Mais « si M. Ramadan était salarié du CFCM, on l’aurait mis en congé, comme l’a fait Oxford », a assuré le président de l’instance élue par les mosquées.

L’université britannique a annoncé mardi que son professeur d’études islamiques contemporaines avait « pris un congé ».


Source AFP

Novembre 2017