France – La Fondation Cartier rend hommage au photographe Malick Sididé avec « Mali Twist »

Paris, France – La Fondation Cartier pour l’Art contemporain, expose jusqu’au 25 février 2018 les images du photographe malien Malick Sidibé disparu en 2016. Le titre de l’exposition, Mali Twist, fait référence à la chanson éponyme du chanteur et guitariste malien Boubacar Traoré, sortie en 1963. L’exposition réunit pour la première fois ses photographies les plus exceptionnelles et les plus emblématiques. Des tirages d’époque réalisés par lui-même de 1960 à 1980

Mali Twist, c’est plus de 200 photos du grand portraitiste malien, Malick Sidibé. Un regard plein de vie sur la jeunesse malienne des années 60. Cette rétrospective déroule mille et une vies d’un Mali fraîchement indépendant. Les appareils photos de Malick Sididé étaient de toutes ses sorties, de toutes les soirées…

Dans les bals poussières ou dans les clubs résonnaient le twist, le rock et surtout la musique cubaine. Des rythmes qui se dansent en couple, dans une chorégraphie défiant la morale dans ce pays traditionaliste.

Au cours de ses sorties qui durent parfois jusqu’à l’aube, et qui se prolongent sur les bords du fleuve Niger, Malick Sidibé a su saisir dans les regards des personnes qu’il a photographié: la joie de vivre et la spontanéité.

Tout le monde voulait se faire photographier par Malick. Parfois, les fêtes ne pouvaient commencer tant que Malick n’était pas là.

Son secret? Malick Sidibé était une personne bienveillante, selon les témoignages des personnes qui ont croisé le regard de celui nommé affectueusement « l’œil de Bamako« .

Malick Sidibé savait donner confiance à chaque personne qu’il photographait.

Les années 60: l’âge d’or des portraitistes africain.

Malick Sidibé une icone nationale devenue star de la photographie mondiale. Les photos de Malick Sidibé sont parlantes, elles n’ont pas besoins d’être légendées pour saisir l’atmosphère. Juste la date et le lieu suffisent pour situer les scènes dans l’histoire. Comme cette scène qu’il a saisi au cours d’un réveillon de noël à Bamako en 1963.

Des photos qui ont pour but de procurer du bien, à ceux qui les regardent.

Ou cette danse de twist prise en 1965.

Qui dit soirée branché dit super branché! Malick Sidibé avait aussi un regard de photographe de mode.

 

 

Malick Sidibé était à la fois un grand reporter-photo et un studio photo ambulant

Des jeux d’ados mis en scènes au cours des années 70

Portraitiste de proximité, Le Studio Sidibé, a accueilli une foule d’anonymes souhaitant se mettre en scène. On venait se faire photographier avec sa moto, sa guitare, son nouveau style…

  

Ou pour présenter un pas de danse, son mode de détente…

 

On se rendait au Studio Sidibé pour raconter une histoire de sa vie.

 

Cette grande exposition est accompagnée d’un ouvrage, conçus et dirigés par André Magnin en collaboration avec Brigitte Ollier.  Véritable plongée dans la vie de celui qui fut surnommé « l’oeil de Bamako », cet ensemble exceptionnel de photographies en noir et blanc révèle comment Malick Sidibé a su saisir, dès le début des années 1960, la vitalité de la jeunesse bamakoise et imposer son style unique, reconnu aujourd’hui dans le monde entier.

Pendant toute la durée de l’exposition, des Soirées Nomades seront programmées avec des artistes, des musiciens et des penseurs maliens, toutes générations confondues pour dialoguer avec l’oeuvre de Malick Sidibé.

Des concerts, des bals populaires, des spectacles de marionnettes traditionnelles, de rencontres autour de la musique et de la danse viendront rythmer l’exposition.

Un studio photo est installé pour les portraits des visiteurs.


Source – La Fondation Cartier pour l’Art contemporain

Octobre 2017