France – la ville de Toulouse accueille la 30e édition du congrès mondial des astronautes

Cent astronautes venant de 17 pays convergeront lundi à Toulouse pour leur congrès mondial dédié cette année à la préservation de la planète bleue et à l’exploration lointaine. La Cité de l’Espace de la ville rose, accueillera jusqu’au vendredi 20 octobre.

Des « anciens » comme Owen Garriott qui a volé au début des années 1970 dans la première station spatiale américaine Skylab, le Russe Alexander Ivantchenkov ou Jean-Loup Chrétien, premier Français à être allé dans l’espace, ont annoncé leur présence.

Plusieurs astronautes femmes comme Julie Payette, la nouvelle Gouverneure générale du Canada et Claudie Haigneré, ancienne ministre française seront là également. La nouvelle génération d’astronautes sera représentée notamment par le Français Thomas Pesquet, rentré en juin d’une mission de six mois dans la Station spatiale internationale (ISS).

Deux Japonais dont Soichi Noguchi seront là. En revanche, les taïkonautes chinois ont fait savoir qu’ils ne pourraient finalement pas être présents pour des raisons d’agenda, a indiqué à l’AFP l’astronaute français Michel Tognini, l’un des organisateurs.

Le congrès mondial des astronautes est organisé sur une base annuelle par l’Association des « Space Explorers » (ASE) et les institutions nationales du pays hôte. Basée aux Etats-Unis, l’ASE compte quatre « chapitres » régionaux (Etats-Unis, Russie, Europe, Asie).

Pour rejoindre ce club des explorateurs de l’espace, il faut avoir été au moins une fois en orbite autour de la Terre dans un vaisseau spatial.

Cette association indépendante à but non lucratif regroupe 400 astronautes et cosmonautes de 37 nations sur les 500 environ actuellement en vie.

« Cette association est vraiment le seul forum où les astronautes du monde entier peuvent parler ensemble de leurs vols passés, de la préparation des prochains vols, des projets spatiaux futurs et des collaborations possibles », selon Michel Tognini, représentant de la France au sein de l’ASE.

Lieu de dialogue et d’échange, Space Explorers vise à promouvoir la coopération spatiale internationale. Elle sensibilise le public aux retombées bénéfiques de l’exploration spatiale et promeut des actions éducatives.

La 30e édition de ce congrès mondial des astronautes a retenu comme axe thématique « L’espace est mon futur ». Une devise imaginée par une écolière toulousaine.

Elle se décline en « deux grands thèmes », a souligné Jean-Baptiste Desbois, directeur général de la Cité de l’Espace. « L’exploration de mondes inconnus, les astronautes étant les Christophe Colomb d’aujourd’hui » et « l’importance de protéger la Terre, qui semble si fragile vue depuis l’espace ».

Le congrès a pour invité d’honneur l’aéronaute suisse Bertrand Piccard, explorateur et ardent promoteur de la protection de l’environnement et de l’énergie renouvelable.

Pendant la semaine, les congressistes vont notamment parler de l’ISS mais aussi des projets spatiaux du futur.

« Il y a un regain d’intérêt pour envoyer l’homme dans l’espace », note Jean-Yves Le Gall, le président de l’agence spatiale française Cnes.

Lors du 68e congrès international d’astronautique (IAC) qui s’est tenu fin septembre à Adélaïde (Australie), « il a été beaucoup question d’exploration avec des missions envisagées vers la Lune et vers Mars. Ce qui me frappe, c’est que dans tous les cas, il y a des astronautes. C’est un peu la revanche des vols habités sur les missions automatiques », dit-il à l’AFP.

Le congrès consacrera la journée de jeudi aux jeunes. Les astronautes iront à la rencontre d’élèves et d’étudiants dans une trentaine de villes françaises.

« En Europe, nous manquons de jeunes qui s’investissent dans les carrières scientifiques », a déclaré à l’AFP le Belge Frank De Winne, chef des astronautes européens. « L’objectif est de développer leur curiosité, de leur montrer que le monde de la science est très intéressant », selon lui.


Source AFP

Octobre 2017