Burkina Faso – Une marche silencieuse à Ouagadougou contre la « barbarie »

Près d’un milliers de personnes ont marché en silence samedi à Ouagadougou pour dire « Non à la barbarie! » sur l’avenue Kwame N’Krumah, principale artère de la capitale burkinabè et théâtre d’une récente attaque qui a fait 18 morts.

A l’appel de la société civile, des personnalités culturelles et politiques, des hommes d’affaires et des leaders religieux, plusieurs centaines de personnes, majoritairement vêtues de tee-shirts blancs frappés du message « Non à la violence », ont effectué une procession sur près de 1,5 km baptisée « Burkina debout ».

Au cours de la marche encadrée par un important dispositif sécuritaire, ils ont brandi des banderoles où l’on pouvait lire: « Hommage aux victimes de l’ignominie », « le Burkina reste debout contre la barbarie, pour la démocratie et la paix » ou « non au terrorisme au Burkina et partout dans le monde ».

Des prières et des bénédictions ont également été faites pour le repos des âmes des 18 personnes tuées lors de l’attaque et pour le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo mort samedi, jour de la manifestation.

« Nous sommes de communion et en solidarité avec leurs familles (…), nous prions pour les victimes de notre pays et d’ailleurs qui ont été touchées par cette barbarie et nous prions Dieu d’apaiser leurs coeurs », a déclaré le représentant de la communauté catholique, l’abbé Anatole Tiendrebéogo.

Avant de se disperser à la fin du recueillement, les participants à la marche ont entonné, poing levé, l’hymne national en guise « de résistance au terrorisme ».

Pays sahélien pauvre d’Afrique de l’Ouest jusque-là épargné par les attaques et enlèvements d’occidentaux, le Burkina est entré depuis avril 2015 dans un cycle d’enlèvements et d’attaques islamistes, surtout dans le nord du pays, frontalier du Mali et du Niger.


Source AFP

Août 2017