16 ans après Cotonou, la conférence des Ministres francophones s’est tenue à Abidjan

La IVe Conférence des Ministres francophones sur la culture s’est déroulé les 22 et 23 juillet à Abidjan, en marge des VIIIe Jeux de la Francophonie organisés en Côte d’Ivoire. Seize ans après celle de Cotonou en 2001, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a souhaité mobiliser ces responsables politiques dans un contexte qui a profondément changé, tant à l’échelle nationale qu‘internationale.

« Nous sommes ici, aujourd’hui, parce que Francophonie et diversité culturelle sont indissociables. La culture, comme objet de réflexion et axe majeur d’action, scande toute l’histoire de la Francophonie parce que nous avons très tôt pressenti que nous pouvions conjuguer harmonieusement unité et diversité ». a déclaré à l’ouverture de la conférence Madame Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie.
« La Francophonie doit, plus que jamais, contribuer à stimuler l’économie créative dans l’espace francophone et la consolidation d’industries culturelles performantes et compétitives à l’échelle mondiale, tout en aidant les pays qui le souhaitent à élaborer et à mettre en œuvre des politiques culturelles aptes à convaincre les agences de développement et la coopération internationale à investir aussi dans la culture et dans les chaînes de valeurs qu’elle crée ». a ajouté Madame Jean.

Consacrée par la Charte de la Francophonie, la promotion de la diversité culturelle et linguistique constitue l’un des principes fondamentaux qui inspirent l’action de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) depuis ses origines. Forte de ses 84 États et gouvernements membres, représentatifs des cinq continents, et riche de la variété exceptionnelle de ses cultures, la Francophonie constitue un véritable laboratoire de diversité culturelle.

L’engagement de la Francophonie repose sur un certain nombre de convictions et de principes selon lesquels la diversité culturelle et linguistique ne peut être assurée et le dialogue des cultures facilité que dans l’égale dignité et respect des cultures et qu’à la condition que toutes les cultures aient la capacité de s’exprimer avec la même vigueur.

Pendant deux jours, les participants ont échangé autour de quatre axes de réflexion : la régulation mondiale des enjeux et défis culturels à l’ère du numérique  ; la culture et le développement humain durable  ; l’économie de la culture  ; la coopération et la solidarité internationale. Ils ont, à l’issue de leurs travaux, adopté une Déclaration et un Plan d’action visant à :

  • Encourager la conception et la mise en œuvre de politiques culturelles par les États et gouvernements membres et observateurs de la Francophonie;
  • Créer des conditions de financement stables en faveur des politiques et des institutions culturelles;
  • Favoriser les conditions de la réussite de tous les pays dans l’ère numérique, notamment par un soutien renforcé à la production de contenus attrayants en vue de mieux faire connaître la diversité de la création et des patrimoines de la Francophonie;
  • Favoriser la participation culturelle des jeunes, des femmes et des populations qui en sont éloignées.
  • Favoriser la circulation des œuvres et la mobilité des créateurs au sein de l’espace francophone.
  • Envisager la tenue, tous les quatre ans, en marge d’événements culturels majeurs, de rencontres des ministres en charge de la Culture, en vue d’assurer le suivi, l’évaluation et l’adaptation du plan d’action, précédées de rencontres régionales ou thématiques ;
  • Inviter la Secrétaire générale de la Francophonie, les instances ainsi que les opérateurs à engager un dialogue international visant à la mise en œuvre des dispositions du présent plan d’action.

Source – OIF

Juillet 2017