Israël condamne la députée palestinienne Khalida Jarrar à 6 mois de détention administrative

Israël – Début juillet, Khalida Jarrar, figure du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), a de nouveau été arrêtée par l’armée israélienne qui l’accuse d’activités au sein d’une organisation considérée comme « terroriste » par l’Etat hébreu. Cette arrestation intervient 13 mois après la sortie de prison de la députée.

Elle s’est vu infliger une peine de six mois de détention administrative, mesure qui permet de maintenir une personne en prison sans jugement pour des périodes de six mois renouvelables, a précisé Addameer, une ONG palestinienne. Une audience destinée à confirmer cette peine est prévue lundi à la prison militaire israélienne d’Ofer en Cisjordanie occupée, a ajouté l’ONG.

Khalida Jarrar est une des dirigeantes en vue du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) une formation se réclamant du marxisme considérée comme une organisation terroriste par Israël, l’Union Européenne et les Etats-Unis.

Plusieurs dirigeants du FPLP sont détenus. Mme Jarrar, 54 ans, avait été libérée en juin 2016 après avoir passé 14 mois en prison pour avoir, selon les autorités israéliennes, encourager des attaques contre Israël.

Israël justifie le recours aux détentions administratives en affirmant que cette mesure permet de détenir des suspects et de recueillir ainsi des preuves contre eux avec comme objectif d’empêcher des attaques. Mais cette mesure est critiquée par les groupes de défense des droits de l’Homme aussi bien palestiniens qu’étrangers.

Khalida Jarrar arrêtée pour avoir repris ses activités au FPLP

Selon l’armée israélienne, « après sa libération, Khalida Jarrar a repris ses activités au sein de l’organisation terroriste du FPLP » dont elle serait une des dirigeantes en Cisjordanie. « Elle a été appréhendée parce qu’elle a repris ses activités au FPLP et non en raison de son statut de membre » du Conseil législatif palestinien (Parlement), a ajouté l’armée israélienne.

L’ONG palestinienne Addameer a précisé qu’au cours du même raid, une dizaine d’autres personnes avaient été arrêtées par les forces israéliennes, dont Khitam Saafin, présidente de l’Union des comités pour les femmes palestiniennes. Elle a été condamnée à trois mois de détention administrative par la cour israélienne d’Ofer. Les autorités l’accusent de jouer un rôle de premier plan au Front populaire pour la libération de la Palestinienne (FPLP). Cependant, cette condamnation ne s’appuie sur aucune preuve tangible.

Selon le Club des prisonniers palestiniens, environ 6.500 Palestiniens sont actuellement détenus dans une prison israélienne, dont environ 500 en détention administrative. L’incarcération de Mme Jarrar porte à onze le nombre de membres du Parlement palestinien.

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Juillet 2017