Des eurodéputés se rassemblent en solidarité avec Khalida Jarrar et Khitam Saafin

Le 5 juillet à Strasbourg, des députés européens et des députés espagnols de Izquierda Unida (la Gauche Unie et le Parti Communiste Espagnol) se sont rassemblés en solidarité avec Khalida Jarrar et Khitam Saafin et d’autres Palestiniens emprisonnés. Des députés d’un certain nombre de pays du GUE/NGL (Gauche Unie européenne – Gauche Verte des pays du Nord) ont également participé à cette action de solidarité.

L’action de solidarité de Strasbourg a eu lieu alors que la Délégation parlementaire pour les Relations avec la Palestine (DPAL) était la cible d’attaques de l’État d’Israël et du lobby sioniste européen pour avoir invité les défenseurs et les membres des familles des prisonniers politiques à prendre la parole lors d’un meeting le 6 juillet à Strasbourg.

Malgré les tentatives pour obliger à l’annulation de l’audition, l’avocate palestinienne Fadwa Barghouti, femme de Marwan Barghouti et présidente de la Campagne pour la Libération de Marwan Barghouti, et Sumoud Sa’adat, de l’Association de Défense des Prisonniers et des Droits de l’Homme Addameer et fille de Ahmad Sa’adat, ont pris la parole pendant la séance parlementaire.

Neoklis Sylikiotis, président de la DPAL et député européen de Chypre membre de l’AKEL, a condamné dans des termes très énergiques les tentatives pour réduire au silence les voix des prisonniers palestiniens et de leurs familles.

« Mettre sur le même plan l’appel des membres des familles et un ‘appel au terrorisme’ est insultant et diffamatoire pour ces personnes qui se battent pour les droits fondamentaux de leurs parents emprisonnés », a dit Sylikiotis.

« Une accusation aussi fallacieuse est démentie par le fait que c’est Israël qui enfreint le droit international et méprise complètement les droits de l’Homme. »

Les attaques contre cette séance ont souligné l’importance que les organisations sionistes et l’État d’Israël donnent à l’interdiction à l’international du soutien aux prisonniers palestiniens, alors que la solidarité internationale grandit parallèlement aux milliers de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

 

La députée européenne Angela Vallina d’Izquierda Unida a fait une déclaration condamnant l’arrestation de Jarrar et Saafin, deux des plus éminentes dirigeantes palestiniennes.

Angela Vallina a appelé le Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères Federica Mogherini et les Etats membres de l’UE à mettre un point final à l’accord préférentiel – l’Accord d’Association UE/Israël – et à ces nouvelles violations.

« Une fois de plus, les forces d’occupation de l’État d’Israël ont mené une opération pour arrêter des militants et députés palestiniens. Cette fois-ci, elles ont arrêté Khalida Jarrar, dirigeante de la Commission des députés palestiniens emprisonnés, et de la dirigeante du mouvement des femmes, Khitam Saafin. Ce fait suit de près le premier anniversaire de la libération de la première, précédemment arrêtée en 2015. C’est une nouvelle provocation illégitime de la part d’un Etat qui est un partenaire préféré de l’UE, quelque chose d’inacceptable », a déclaré Vallina.

Le eurodéputé d’Izquierda Unida Miguel Angel Bustamente Martin, qui représente Séville au Congrès, a soulevé une question parlementaire officielle au gouvernement espagnol au sujet de la situation des prisonniers palestiniens.

Le député espagnol a demandé au gouvernement quelles actions il comptait mener dans ses relations avec Israël au sujet de la détention de Jarrar, Saafi, Massoud et des autres prisonniers palestiniens, et a appelé à un changement dans la politique du gouvernement au vu de la répression israélienne incessante en Palestine occupée.

La députée européenne irlandaise du Sinn Fein Martina Anderson, elle même ancienne prisonnière politique, a rejoint ses collègues du GUE/GNL pour soutenir Jarrar, Saafin et leurs camarades prisonniers palestiniens.

« Je suis allée en Palestine en février de l’année dernière et ai rencontré Khalida Jarrar, et j’ai entendu des témoignages de première main sur la façon dont les prisonniers sont confinés dans des cellules minuscules, soumis à des agressions physiques et verbales, souvent enchaînés à des chaises dans des pièces obscures pendant de longues périodes… Les prisonniers palestiniens doivent endurer la violation de leurs droits. Ils sont soumis à des procès devant des tribunaux militaires ; ils sont torturés et mis à l’isolement », a dit Anderson, exhortant à la libération immédiate de Jarrar.


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Juillet 2017