Royaume Uni – L’audience devant décider du maintien en vie de Charlie Gard ajourné à jeudi

Royaume Uni – La Haute Cour de Londres a ajourné à jeudi l’audience devant décider du maintien en vie de Charlie Gard, un bébé atteint d’une maladie rare dont les parents ont reçu le soutien du Pape et du président américain Donald Trump.

L’enfant de onze mois souffre d’une maladie génétique qui affecte les cellules responsables de la production d’énergie et de la respiration, le laissant incapable de se déplacer ou de respirer sans ventilation artificielle. L’hôpital pour enfants de Great Ormond street, à Londres, où il est traité, devait cesser de maintenir en vie le bébé, à la suite d’une série de décisions de justice auxquelles s’opposent ses parents.

Les médecins de l’établissement ont réclamé une nouvelle audience devant la Haute Cour, estimant nécessaire que soient pris en compte les « nouveaux éléments pour un traitement expérimental » proposés par « deux hôpitaux internationaux ». Ces médecins continuent toutefois de penser que prolonger le traitement serait « injustifié », au regard des souffrances endurées par l’enfant, mais souhaitent que la justice tranche ce cas qui émeut tout le pays et au delà.

Lundi, à l’issue de l’audience devant la Haute Cour, le juge Nicholas Francis a ajourné les débats à jeudi, demandant aux parents d’apporter de nouveaux éléments. Dimanche, les parents de Charlie Gard avaient présenté à l’hôpital une pétition de plus de 350.000 signatures exigeant qu’il puisse quitter l’établissement pour être soigné à l’étranger et recevoir un traitement expérimental.

Selon la presse, ils viseraient un hôpital aux États-Unis où deux élus républicains à la Chambre des représentants, Brad Wenstrup et Trent Franks, ont annoncé qu’ils allaient présenter un texte pour accorder au bébé un droit de résidence permanent.

« C’est notre fils, notre chair et notre sang. Nous estimons que nous devrions avoir le droit, en tant que parents, de décider de lui donner une chance à la vie », a déclaré la mère de Charlie, Connie Yates.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a donné raison le 27 juin à la justice britannique, qui avait suivi l’avis de l’hôpital préconisant la fin du maintien en vie du bébé au motif principal que les perspectives de guérison de l’enfant étaient faibles.


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juillet 2017