La FICR invite les états africains à plus d’efforts concertés dans la lutte contre l’insécurité alimentaire

Abidjan, Côte d’Ivoire – La 9ème édition du Forum panafricain de la Croix rouge et du Croissant Rouge a refermé ses portes à Abidjan, après 4 jours d’intenses travaux. Il ressort des conclusions de la rencontre d’Abidjan que plus de 18 millions de personnes sont menacées dans la grande corne de l’Afrique et au Nigéria, suite à l’une des plus graves crises alimentaires de l’histoire récente.

Cette situation alarmante pourrait ne pas être la dernière, à condition d’efforts concertés pour renforcer la résilience sur le continent, a averti la Croix rouge et le croissant rouge. « Tant que nous aurons des conflits et ne prendrons pas de fortes mesures pour atténuer les effets du changement climatique, l’insécurité alimentaire sera toujours présente », a affirmé Dr Fatoumata Nafo-Traoré, Directrice régionale pour l’Afrique de la Fédération internationale de la Croix Rouge (FICR).

Pour résorber la situation actuelle et empêcher qu’elle s’envenime, Dr Nafo-Traoré conseille de mettre d’avantage l’accent sur la mobilisation des ressources intérieures, le renforcement de la résilience communautaire et le dialogue politique avec les gouvernements au niveau des pays.

La Conférence d’Abidjan a fait d’autres recommandations parmi lesquelles, Créer des réseaux de professionnels de la réponse aux catastrophes au niveau communautaire – Accroître l’investissement dans l’engagement communautaire et l’appropriation communautaire des programmes, ainsi que le développement de centres d’innovation dans les communautés, tout en accordant une attention particulière aux initiatives novatrices entreprises au niveau communautaire en matière de réduction des risques de catastrophe.

La FICR a appelé les gouvernements, les donateurs et les partenaires humanitaires à privilégier l’investissement dans les interventions qui permettront de rompre définitivement ce cycle sombre et destructeur – en renforçant les capacités et les compétences des communautés à mieux se préparer et répondre aux catastrophes et à l’insécurité alimentaire, entre autres crises.

« Combien de personnes vont mourir cette année ? Combien vont mourir dans les années à venir si nous ne renforçons pas la résilience des communautés parallèlement à nos opérations d’urgence ? », S’est interrogé Dr Abbas Gullet, Vice-président de la FICR. « Nous ne pouvons pas continuer à dire ‘’plus jamais’’, à moins que nous soyons prêts à changer la façon dont nous répondons », a-t-il conclu.


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Avril – 2017