Côte d’Ivoire – Les maires francophones se sont réunis pour discuter des ripostes au VIH

Abidjan, Côte d’Ivoire – Les 23 et 24 mars, les maires francophones se sont réunis à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, pour discuter des ripostes au VIH dans les villes. Robert Beugré Mambe, Gouverneur d’Abidjan, et Anne Hidalgo, Maire de Paris, ont ainsi convié, avec l’aide de l’ONUSIDA, 20 maires venus principalement d’Afrique occidentale et centrale pour deux jours de réunion.

Cette rencontre a lieu plus de deux ans après la signature par des maires du monde entier de la Déclaration de Paris pour mettre fin à l’épidémie de sida dans leurs villes.

Les maires signataires de la Déclaration de Paris ont lancé leur ville dans la stratégie Accélérer visant à mettre fin à l’épidémie de sida à travers un ensemble d’engagements. Ces engagements incluent la réalisation des objectifs 90-90-90 pour que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, que 90 % de ces personnes soient sous traitement et que 90 % des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable. Plusieurs villes, dont celle de Paris, sont déjà sur le point d’atteindre les objectifs 90-90-90.

Niamey (Niger), Nouakchott (Mauritanie), Tunis (Tunisie), Antananarivo (Madagascar) et L’Acul (Haïti) ont signé la Déclaration de Paris à Abidjan, ce qui porte à 215 le nombre total de villes signataires dans le monde.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé a félicité la Côte d’Ivoire pour être l’un des pays comptant le plus de villes signataires de la Déclaration de Paris.

En Afrique occidentale et centrale, trois personnes vivant avec le VIH sur quatre n’ont pas accès au traitement. Le contraste est fort par rapport à l’Afrique orientale et australe, où la couverture moyenne du traitement était de 54 % en 2015. C’est pourquoi l’ONUSIDA et ses partenaires ont lancé un plan de rattrapage destiné à veiller à ce que 1,8 million de personnes dans huit pays d’Afrique occidentale et centrale aient accès au traitement.

Selon M. Sidibé, ce plan ne pourra fonctionner qu’avec des villes et des maires jouant le rôle de points focaux à travers la région.


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Mars 2017