Brésil – Nouveau départ contesté pour le fooballeur Bruno Fernandes condamné pour féminicide

Brésil – En 2013, le gardien de but brésilien Bruno Fernandes a été condamné à 22 ans et trois mois de prison pour l’assassinat de son ex-compagne. Il est sorti récemment de prison après avoir purgé moins d’un tiers de sa peine et a signé le 14 mars un contrat avec le Boa Esporte, club de seconde division, malgré le tollé provoqué par ce recrutement controversé.

L’affaire avait choqué le Brésil, après la disparition en 2010 d’Eliza Samudio, ex-maîtresse et mère du fils du joueur, qui a avoué dans un interrogatoire que le corps de la victime avait été découpé en morceaux et jeté aux chiens. L’équipe de la la ville de Varginha, dans l’État Minas Gerais (sud-est), a déjà perdu trois sponsors et un autre, le principal d’entre eux, envisage sérieusement de quitter le navire.

« Nous allons nous réunir avec la direction du club pour lui demander de revoir sa décision de recruter Bruno. Dans le cas contraire, nous étudieront l’annulation de notre partenariat », a expliqué l’entreprise le groupe Gois & Silva dans un communiqué.

Le site du Boa Esporte a été piraté.

« Il s’agit d’une manifestation de rejet du Boa Esporte et de tous ses sponsors, qui soutiennent directement le féminicide », lisait-on sur la page au moment du piratage.

Au moment des faits, il évoluait au Flamengo, le club le plus populaire du Brésil, et était sous les tablettes du Milan AC.

Face aux critiques, le président de Boa Esporte, Rone Moraes da Costa, a argumenté que le club n’était pas « responsable de la remise en liberté » de Bruno, mais se trouvait « dans l’obligation sociale de collaborer à la récupération d’un être humain ».


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Mars 2017