Question de parité en politique : combien d’états sont dirigés par des femmes dans le monde ?

En 2017, la politique est encore (trop) souvent une affaire d’hommes. Le leadership des femmes et leur participation à la vie politique sont partout menacés dans le monde : tel est le constat effectué par l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui note qu’elles sont sous-représentées, aussi bien comme électrices que dans les fonctions dirigeantes. Et ce, « malgré leurs compétences maintes fois démontrées et en dépit de leur droit de participer en toute égalité à la gouvernance démocratique ».

Si l’Europe est la région du globe la plus exemplaire en la matière, sans compter les reines cheffes d’État, qu’elles soient du Royaume-Uni, des Pays-Bas ou du Danemark, la France est loin de remporter la palme des femmes dirigeantes. L’Hexagone n’a eu dans son histoire qu’une seule Première ministre, Edith Cresson (PS), et ce très brièvement, du 15 mai 1991 au 2 avril 1992. Et, à ce jour, aucune femme présidente de la République.

Sur les cinq continents, le monde ne compte encore que 23 femmes au pouvoir, cheffes d’Etat ou de gouvernement. Souvent pionnières, elles sont parvenues à franchir « le plafond de verre » et à présider au destin de leur pays. Deux d’entre elles ont été récompensées par la récompense internationale la plus prestigieuse, le prix Nobel de la paix.


Europe : huit dirigeantes sur 48 pays

  • Angela Merkel, 62 ans (Allemagne)

Première femme à présider, en 2000, son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Angela Merkel a été élue chancelière de la République allemande pour la première fois en 2005, avant d’être réélue en 2009 puis en 2013. Née dans l’ex-Allemagne de l’Est, cette fille de pasteur, physicienne de formation, est la première femme à occuper ce poste dans son pays. Réélue présidente de son parti la CDU avec 89,5 % des voix, en décembre 2016, elle est candidate pour la troisième fois à sa propre succession.

Elle est largement perçue comme la personnalité politique la plus importante et la plus puissante de l’Union européenne.

  • Theresa May, 60 ans (Royaume-Uni)

Seconde femme nommée cheffe du gouvernement britannique après Margaret Thatcher, « la Dame de fer », la nouvelle hôte du 10 Downing Street, a été la première femme élue à la tête du Parti conservateur en 2002. Nommée ministre de l’Intérieur après la victoire de David Cameron en 2010, elle a succédé à ce dernier, démissionnaire après le Brexit, le 13 juillet 2016.

  • Nicola Ferguson Sturgeon, 46 ans (Ecosse)

Juriste de formation, pro-européenne et cheffe du Parti national écossais (SNP) depuis le 14 novembre 2014, elle est devenue la  première femme Première ministre d’Ecosse le 20 novembre de la même année.

  • Kolinda Grabar-Kitarović, 48 ans (Croatie)

Première femme devenue présidente de Croatie, le 18 février 2015, membre de l’Union démocratique croate, son élection a créé la surprise, face au président sortant, Ivo Josipović, donné largement gagnant.

Diplômée de langues étrangères et relations internationales, elle travaille comme haut fonctionnaire ministérielle au début des années 1990. Puis, elle intègre le corps diplomatique croate. Elle est élue députée à la Diète en 2003, etb devient ministre de l’Intégration européenne du premier gouvernement d’Ivo Sanader. Le remaniement de 2005 en fait la première femme à accéder au poste de ministre des Affaires étrangères. Elle n’est pas reconduite en 2008, mais obtient le poste d’ambassadrice aux États-Unis, avant d’être nommée en 2011 secrétaire générale adjointe pour la diplomatie publique de l’OTAN.

À l’issue de son mandat de trois ans, elle se présente pour le HDZ à l’élection présidentielle croate. Deuxième à l’issue d’un premier tour très serré, elle l’emporte de justesse sur le chef de l’État sortant Ivo Josipović deux semaines plus tard, le . Elle est alors la première femme élue à la présidence de la République en Croatie.

  • Beata Szydlo, 53 ans (Pologne)

Présidente du Conseil des ministres de Pologne depuis 2015, elle a succédé à une autre femme à ce poste, Ewa Kopacz (2014 à 2015). Députée à la Diète de la République de Pologne depuis 2005, elle a été nommée vice-présidente du PiS (parti conservateur droit et justice, majoritaire au Parlement) en 2010.

  • Dalia Grybauskaité, 60 ans (Lituanie)

La première femme présidente de la République de Lituanie, élue en  2009, est fille d’électricien, célibataire et indépendante de tout parti. Elle a été vice-ministre des Finances (1999 à 2000), vice-ministre des Affaires étrangères (2000 à 2001), ministre des Finances (2001 à 2004) avant d’être nommée, en 2004, commissaire de la Commission européenne chargée de la programmation financière et du budget.

  • Marie-Louise Coleiro Preca, 58 ans (Malte)

Diplômée en Droit et Relations Internationales ainsi qu’en notariat public. Membre du Parti travailliste, Marie Louise Coleiro Preca est membre de la Chambre des députés à partir de 1998. Elle est ministre de la Famille et de la Solidarité sociale en 2013 dans le gouvernement de Joseph Muscat. Le , elle est élue présidente de la République par le Parlement à l’unanimité et entre en fonction le 4 avril. Elle est la deuxième femme à occuper ce poste dans son pays.

  • Erna Solberg, 55 ans (Norvège)

Officiellement nommée Première ministre de la Norvège, le 16 octobre 2013, par le roi Harald V, elle avait été élue présidente du Parti conservateur norvégien (Høyre) en 2004. Membre du Parlement depuis 1989, elle avait ensuite été ministre chargée des Affaires locales et du Développement régional.


Asie : cinq dirigeantes sur 50 pays

  • Tsai Ing-wen, 59 ans (Taïwan)

Quatre mois après sa victoire à l’élection présidentielle taïwanaise, le 16 janvier 2016, avocate et membre du Parti démocrate progressiste, Tsai Ing-Wen est devenue, le vendredi 20 mai 2016, la première présidente de Taïwan. Elle a promis de « rendre à l’île sa fierté », sur  fond de  nouvelles tensions avec la Chine. Elle est la première femme à occuper cette fonction

  • Bidhya Devi Bhandari, 55 ans (Népal)

Militante féministe népalaise, membre du Parti communiste du Népal, Bidhya Devi Bhandari est la première femme présidente de la République de son pays. Vice-présidente du Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié), elle est élue présidente de la République par le Parlement le 28 octobre 2015, obtenant 327 voix contre 214 pour le dirigeant du Congrès népalais, Kul Bahadur Gurun. Elle compte 30 ans de vie politique à son actif.

  • Aung San Suu Kyi, 71 ans (Birmanie)

Après sa très large victoire aux élections législatives de 2015 à la tête de la ligue nationale pour la démocratie, l’ancienne figure iconique de l’opposition à la junte militaire birmane, prix Nobel de la paix en 1991, a été nommée, en avril 2016, ministre des Affaires étrangères, conseillère spéciale de l’État et porte-parole de la Présidence de la République de l’Union de Birmanie. Empêchée de devenir présidente pour des raisons constitutionnelles, Aung San Suu Kyi, qui a placé à ce poste Htin Kyaw, est de facto la cheffe du gouvernement de son pays.

  • Park Geun-hye, 64 ans, destituée le 10 mars 2017 (Corée du Sud)

Ancienne présidente du premier parti d’opposition, le Grand Parti national (GPN, conservateur), elle est la fille de l’ancien dictateur militaire Park Chung-hee, qui dirigea la Corée du Sud entre 1961 et 1979. De 1998 à 2012, elle est députée à l’Assemblée nationale sud-coréenne. Elle est élue présidente de la République en et prend ses fonctions le , devenant ainsi la première femme chef de l’État sud-coréen.

En novembre 2016, des centaines de milliers de ses compatriotes défilent dans les rues pour demander sa destitution, à la suite d’un scandale de corruption, la considérant comme étant sous l’influence de sa confidente Choi Soon-Sil. Ses pouvoirs sont suspendus par un vote de l’Assemblée nationale le 9 décembre 2016, confirmé le 10 mars 2017 par la Cour constitutionnelle qui prononce sa destitution.

  • Sheikh Hasina Wajed, 69 ans (Bangladesh)

Première ministre du Bangladesh de 1996 à 2001, elle exerce actuellement son second mandat depuis janvier 2009, après avoir gagné les élections générales en 2008. Fille du premier président de la République, tué lors du coup d’Etat de 1975, elle préside la Ligue Awami depuis 1981.

  • Leni Robredo, née Maria Leonor Santo Tomas Gerona 51 ans (Philippines)

Elle est vice-présidente de la République depuis le 30 juin 2016. Avocate et activiste sociale, Leni Robredo se fait connaître du grand public en 2012, après la mort de son époux, le ministre de l’Intérieur Jesse Robredo, lors d’un accident d’avion. Membre du Parti libéral, Elle se présente aux élections générales philippines de 2013 et devient représentante de la province de Camarines Sur à la Chambre des représentants.

Affichant sa volonté de lutter contre la pauvreté et son attachement aux droits de l’homme, elle remporte l’élection à la vice-présidence le avec 35,11 % des voix, devant Bongbong Marcos, fils de l’ancien dictateur et favori du nouveau président Rodrigo Duterte. Le 30 juin suivant, elle entre en fonction, devenant la deuxième femme à occuper ce poste. Affichant sa défiance, le président Duterte ne lui confie cependant aucun portefeuille ministériel.


Amérique : trois dirigeantes sur 35 pays

  • Michelle Bachelet, 65 ans (Chili)

Première femme présidente de la République du Chili de 2006 à 2010, elle occupe de nouveau ce poste depuis le 11 mars 2014. Incarcérée et torturée durant la dictature du général Pinochet, membre du Parti socialiste, ministre de la Santé, puis de la Défense dans les gouvernements de Ricardo Lagos, elle a présidé l’Union des Nations sud-américaines de 2008 à 2009. Elle a également été à la tête de l’ONU Femmes de 2010 à 2013.

  • Isabel de Saint Malo, 48 ans (Panama)

Diplomate de formation, Isabel de Saint Malo est vice-présidente de la République du Panama et ministre des Affaires étrangères depuis le 1er juillet 2014, sous la présidence de Juan Carlos Varela.

  • Margarita Cedeño de Fernández, 51 ans (République Dominicaine)

Avocate de profession, l’actuelle vice-présidente de la République Dominicaine, élue aux côtés de Danilo Medina, le 20 mai 2012, est l’épouse de l’ancien président Leonel Fernández. L’ex-Première Dame est la deuxième femme à occuper ce poste dans son pays, après Milagros Ortiz Bosch.


Afrique : quatre dirigeantes sur 54 pays

  • Ameenah Gurib-Fakim, 57 ans (Maurice)

Ecologiste et biologiste de formation, la scientifique a été la doyenne de la faculté des sciences de son pays entre 2004 et 2010 et a travaillé comme consultante pour des institutions internationales, dont la Banque mondiale. De confession musulmane est présidente de la République de Maurice depuis le 5 juin 2015. Elue à l’unanimité par le Parlement de cette petite République (1,2 million d’habitants), elle est aussi la première femme à occuper cette fonction dans l’histoire de son pays.

  • Ellen Johnson Sirleaf, 78 ans (Libéria)

Présidente du Liberia depuis le 16 janvier 2006, cette économiste de formation a été la première femme élue au suffrage universel à la tête d’un Etat africain, sorti de 14 ans de guerres civiles. Co-récipiendaire du prix Nobel de la paix 2011 avec sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman pour leur « lutte non-violente pour la sécurité des femmes et leurs droits à une participation entière dans la construction de la paix », son mandat a été reconduit la même année.

  • Saara Kuugongelwa-Amadhila, 49 ans (Namibie)

Première ministre depuis le 21 mars 2015, elle est la première femme chef d’un gouvernement en Namibie. Membre du parti politique swapo, elle a occupé le poste de ministres des finances de 2003 à 2015.

  • Inonge Wina, 75 ans (Zambie)

Vice-présidente de la République de Zambie depuis le 26 janvier 2015, elle est la première femme à occuper cette fonction dans ce pays. Elle a occupé les fonctions de Ministre des Chefs traditionnels et des Affaires tribales, puis de Ministre de l’Égalité et de l’Enfance.


Océanie, une seule dirigeante sur 16 pays

  • Hilda Heine, 65 ans (Îles Marshall)

Le , le président Casten Nemra est renversé lors d’un vote du Parlement seulement deux semaines après son investiture. Le lendemain, Hilda Heine est élue pour lui succéder en obtenant 24 voix sur les 33 parlementaires. Elle devient la première femme élue à la tête des des Îles Marshall et la première femme présidente d’un État océanien, le 28 janvier 2016.


Proche Orient – une première dame, vice-présidente

  • Mehriban Aliyeva, 52 ans (Azerbaïdjan)

Épouse du président de la République d’Azerbaïdjan İlham Əliyev et ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO. Diplômée en médecine, la première Dame occupe depuis le 21 février 2017 la fonction de vice-présidente de la République d’Azerbaïdjan.


Sept autres femmes étaient encore récemment aux manettes dans leur pays.

Cristina Fernandez de Kirchner, présidente de l’Argentine du 10 décembre 2007 au 9 décembre 2015. L’ancienne avocate, a succédé à son mari Néstor Kirchner, qui meurt trois ans plus tard. Elle était la première femme à la tête de ce pays et la deuxième à exercer cette fonction, après Isabel Perón.  Ne pouvant se représenter pour un troisième mandat, Cristina Fernández de Kirchner laisse sa place à Mauricio Macri, qui l’a emporté lors des élections du 22 novembre 2015 face à l’ancien vice-président, Daniel Scioli, le candidat qu’elle soutenait. Quatre mois après avoir quitté son poste, l’ancienne présidente a comparu dans le cadre d’une affaire de spéculation sur les taux de change impliquant la banque centrale argentine. La justice mène plusieurs enquêtes contre l’ancienne présidente, soupçonnée de corruption, ainsi que plusieurs de ses proches.


Simonetta Sommaruga, présidente de la Confédération suisse en 2015. Membre du Parti socialiste, elle occupe la fonction de conseillère fédérale depuis 2010.

À la base de sa carrière politique se trouve son travail en tant que directrice de la Stiftung für Konsumentenschutz (Fondation pour la protection des consommateurs), poste qu’elle occupe en 1993-1999, qu’elle contribue à faire connaître en Suisse. Elle est ensuite présidente de la Fondation pour la protection des consommateurs et de l’organisation d’entraide Swissaid depuis 2003.


Atifete Jahjaga, La première femme à exercer la fonction de présidente du Kosovo de 2011 à 2016 était la troisième personne à la tête de ce jeune pays.

Policière de carrière, elle a effectué des études de droit à l’université de Pristina et a poursuit sa formation aux États-Unis, notamment auprès du FBI et du département américain de la Justice. Elle a été la directrice adjointe de la police du Kosovo ayant le grade de général de division, le plus élevé parmi les femmes en Europe du Sud.

En 2011, elle est présentée comme une candidate consensuelle pour la présidence de la République du Kosovo par tout les Partis. Elle est élue par le Parlement lors d’une session d’urgence en recevant 80 votes sur les 100 députés présents. Elle est la première femme désignée à cette fonction, la première candidate non-partisane, et la plus jeune à être élue à ce poste.

L’accord sur sa candidature vise à éviter que la crise politique issue de l’invalidation, par la Cour constitutionnelle, de l’élection du président précédent, le milliardaire Behgjet Pacolli, n’oblige à des élections anticipées et n’entrave le dialogue entre Belgrade et Pristina pour résoudre certaines modalités techniques affectant le sort de la population kosovare. Atifete Jahjaga ne doit pas alors demeurer longtemps à la tête du Kosovo car le compromis conclu pour sa désignation prévoit des réformes constitutionnelles et électorales devant conduire à une élection présidentielle au suffrage universel direct au plus tard six mois après la révision constitutionnelle, et à des élections législatives au plus tard dix-huit mois après la réforme du système électoral.

La révision constitutionnelle ayant pris du retard, des élections n’ont pu être organisées à la date prévue. Atifete Jahjaga demande donc à la Cour constitutionnelle ce qu’il convient de faire. Les juges constitutionnels décident que, Mme Jahjaga ayant été élue au premier tour, il est légitime qu’elle conserve son poste jusqu’en 2016, terme légal du mandat présidentiel.


Catherine Samba-Panza, cheffe d’Etat de transition de la République centrafricaine du  23 janvier 2014 au 30 mars 2016. En pleine crise en Centrafrique, le président Michel Djotodia est poussé à la démission le . Un nouveau chef d’État de transition doit être alors élu par le Conseil national de transition, le Parlement provisoire centrafricain, avant la tenue d’élections nationales envisagées en 2015.

Catherine Samba-Panza fait partie des huit candidats retenus par le CNT. Poussée par les associations féministes, non marquée politiquement par un camp, elle a le soutien de nombreux diplomates étrangers. Frôlant l’élection dès le premier tour avec 64 voix, soit une de moins pour obtenir la majorité absolue, elle l’emporte au second tour sur Désiré Kolingba, le fils de l’ancien président André Kolingba. Elle devient la première femme centrafricaine à accéder au rang de chef de l’État ; elle est également la deuxième femme chef de l’État en Afrique francophone après Rose Rogombé, présidente par intérim de la République gabonaise de juin à octobre 2009.


Portia Simpson-Miller, Première ministre de la Jamaïque, de 2006 à 2007, puis de 2012 à 2016. En 1976, elle est élue la première fois au Parlement en tant que représentante du sud-ouest de la paroisse de Saint Andrew, sous l’étiquette du Parti national du peuple. Elle occupe successivement, les fonctions de ministre du Travail, du Bien-être et des Sports de 1989 à 1993. Ministre du Tourisme et des Sports de février 2000 et enfin ministre de la Gouvernance locale et des Sports d’octobre 2002 au où elle succède à Percival Patterson à la tête du PNP et comme Première ministre. Elle est la troisième femme chef de gouvernement dans les Antilles et l’Amérique du Sud anglophones, après Eugenia Charles de la Dominique et Janet Jagan de Guyana.

Elle démissionne le après l’échec de son parti aux législatives du début du mois. Elle devient alors chef de l’opposition au gouvernement travailliste dirigé successivement par Bruce Golding puis Andrew Holness entre 2007 et 2012. Après les élections législatives de 2011 remportées par son parti le PNP, Portia Simpson-Miller redevient Première ministre pour la seconde fois le . Peu après, elle annonce vouloir quitter le Commonwealth et sa dépendance royale britannique, afin de transformer la Jamaïque en République. Après quatre ans de gouvernement, le PNP est battu aux élections législatives du 25 février 2016. Le 3 mars suivant, Andrew Holness succède à Portia Simpson-Miller comme Premier ministre.

Dilma Rousseff,  élue présidente du Brésil en 2010. L’héritière politique du très populaire Lula a été destituée par le Sénat le 31 août 2016, au terme d’une procédure de destitution controversée pour maquillage des comptes publics. Economiste, elle a occupé les fonctions de Ministre des Mines et de l’Énergie de 2003 à 2005, puis ministre d’État et chef de cabinet du président Luiz Inácio Lula da Silva à partir de 2005. Elle devient la candidate du Parti des travailleurs à l’élection présidentielle brésilienne de 2010, qu’elle remporte au second tour de scrutin face à José Serra. Elle devient la première femme à occuper cette fonction.

Sa présidence est marquée par un déclin de l’économie brésilienne et par des scandales de corruption touchant une grande partie de la classe politique. Elle devient alors présidente la plus impopulaire de l’histoire récente du Brésil et est destituée par le Sénat le , au terme d’une procédure de destitution controversée, pour maquillage des comptes publics.


Laimdota Straujuma, Première ministre de Lettonie du 22 janvier 2014 au 11 février 2016. Diplômée des sciences mathématiques et sciences économiques, Laimdota Straujuma a fait carrière dans le monde de la recherche sous l’ère soviétique. Elle rejoint par la suite le secteur privé en devenant consultante.

. En 2011 à la suite d’élections législatives anticipées, le Premier ministre Valdis Dombrovskis forme son troisième gouvernement. Elle est alors nommée ministre de l’Agriculture sur proposition du parti Unité, dont elle n’est alors pas membre. En 2014, elle rejoint le parti Unité au pouvoir et est nommée Première ministre. Elle est ainsi la première femme à diriger l’exécutif letton. Elle présente sa démission le et expédie les affaires courantes pendant deux mois.


Parité au niveau des ministères

En plus des chefs d’État, l’étude a calculé la proportion de femmes ministres versus les hommes. Et, surprise, elles ne sont pas toujours là où on les attend. Pour preuve, la Bulgarie, la France et le Nicaragua se hissent ex aequo en tête du classement, avec presque 53% de femmes. Le Rwanda arrive en 7e position et dépasse… le Danemark. L’Ouganda et l’Uruguay, respectivement en 19e et 20e position se placent bien au-dessus de la Suisse, 33e, ou de l’Italie, 36e.

Concernant les fonctions occupées, on confie le plus souvent à la gent féminine les portefeuilles de l’Environnement et des Ressources énergétiques, les Affaires sociales et la Famille, l’Enfance et la Jeunesse. En revanche, la Défense, les Affaires parlementaires et les Médias sont les portefeuilles les moins donnés aux femmes.

L’Afghanistan loin devant la France pour les sièges au parlement

Au sein des différentes chambres, ce sont le Rwanda et la Bolivie qui caracolent en tête de classement avec 61,3 % et 53 % de sièges occupés par des femmes. La France arrive loin derrière, en 63e position avec 25,8 %. Elle est devancée par le Mexique, pourtant connu pour ses féminicides, et même, tenez-vous bien, l’Afghanistan.

En moyenne, c’est le continent américain qui s’en sort le mieux avec une présence de 41,7 % de femmes au parlement. L’Europe arrive ensuite avec 26,4 %, suivie de l’Afrique subsaharienne avec 23,8 %, puis l’Asie avec 19,6 %, les États arabes avec presque 18,9 %. Enfin, le Pacifique arrive en dernier, avec 15%.


Revue de presse

Mars 2017