Etats Unis -Women’s March : une grève générale des femmes annoncée

ÉTATS-UNIS – « Une journée sans femme. » Les organisateurs de la Womens’ march du mois de janvier 2016 ont annoncé sur Twitter leur intention de mettre en place une grève générale, sans toutefois en préciser la date.

Au lendemain de l’investiture du milliardaire, plusieurs millions de personnes – bonnets roses sur la tête – s’étaient réunies dans les rues de Washington, Paris, Sydney ou encore Chicago pour dire leur inquiétude et leur colère. Après la réussite incontestable de leurs manifestations, ces anti-Donald Trump avaient promis de continuer le combat contre la politique du populiste.

Lundi 6 février, les organisateurs ont publié sur plusieurs réseaux sociaux, un visuel annonçant une grève générale à venir. Chose rare aux Etats-Unis. Elles veulent taper là ou ça fait mal: au portefeuille. Toucher l’économie

Le site web de Women’s March présente une série de 10 actions à entreprendre dans les 100 premiers jours de la présidence de Trump. Les trois premières concernent les relations avec les élus. Mais l’appel à une grève générale serait un retour à la rue et, surtout, un coup porté à l’économie.

 « Dans un moment où nos principes fondamentaux de liberté et d’égalité sont menacés, la Marche des Femmes est engagée dans des actions qui renforcent la communauté, renforcent les liens, soutiennent les entreprises locales, les femmes et les minorités », ont déclaré les organisateurs, en appelant les Américains à boycotter les entreprises qui ont soutenu Donald Trump.

Avec cette initiative symbolique – et économique donc – la « Marche des Femmes » vient également sur le terrain du milliardaire. Donald Trump compte bien, par exemple, faire plier les Mexicains au sujet du mur, en touchant à leur portefeuille.

Le chantage économique

Depuis quelques semaines, il laisse entendre que les Etats-Unis pourraient instaurer une taxe de 20% sur les importations depuis le Mexique. Et ainsi financer le mur, au coût évalué entre 12 et 15 milliards de dollars par les Républicains – une étude universitaire l’estime à 40 milliards.

Il use des mêmes pressions économiques dans d’autres dossiers internationaux. Il a notamment promis à plusieurs reprises de couper les vivres de l’OTAN, trop coûteux pour les Etats-Unis selon lui. De la même manière, il s’en prend à la Chine, avec des droits de douane pour renchérir les importations de produis chinois. Radicalement anti-libre échange, Donald Trump estime pouvoir récupérer des millions d’emplois sur le sol américain en fermant les frontières commerciales avec l’empire du Milieu.

Le président américain est même près à sur-taxer les entreprises américaines qui délocalisent leurs emplois. « Vous allez payer une très lourde taxe frontalière », a averti le milliardaire dans un chantage économique dont il est coutumier.


Copyright – huffingtonpost

Février 2017