Le Prix des réalisations exceptionnelles de l’Onusida décerné à la Première dame de Chine

L’ONUSIDA a décerné son Prix des réalisations exceptionnelles à Mme Peng Liyuan, Première dame de Chine, en reconnaissance de sa contribution remarquable à la riposte mondiale au VIH.

M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a remis ce prix à Mme Peng Liyuan lors d’une cérémonie spéciale organisée en son honneur par l’ONUSIDA et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève.

Chanteuse soprano renommée, Mme Peng Liyuan œuvre sur le VIH et la tuberculose depuis plus de 10 ans et a plaidé en faveur d’une riposte plus forte à ces deux maladies lors de grands événements internationaux, notamment lors de réunions du G20 et à l’Assemblée générale des Nations Unies.

« C’est un grand honneur que je reçois avec beaucoup d’humilité », a déclaré Mme Peng Liyuan en acceptant cette distinction. « La bienveillance est notre meilleure arme pour lutter contre le sida. Nous pouvons sauver des vies si nous agissons.. Nous devons réussir et nous réussirons ».

Les efforts de Mme Peng Liyuan visant à lever les obstacles que représentent la stigmatisation et la discrimination permettent à un plus grand nombre de personnes d’accéder à des services essentiels liés au VIH. Grâce ses actions menées auprès des enfants et des jeunes, notamment auprès des enfants que le sida a rendu orphelins, elle a permis de mieux comprendre comment aider les enfants touchés par le VIH à vivre une vie saine avec dignité et sans discrimination.

« Mme Peng Liyuan a facilité l’ouverture d’un débat national sur le VIH en Chine qui a suscité de l’empathie et de la compassion à l’égard des personnes touchées par le VIH », a déclaré M. Sidibé. « Elle apporte un réel soutien aux plus vulnérables, notamment aux enfants touchés par le VIH, et a contribué à la création d’un environnement permettant aux enfants non seulement de survivre, mais de s’épanouir ».

Les efforts de Mme Peng Liyuan et d’autres éminents porte-paroles ont fortement contribué au développement et à l’amélioration des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant dans le monde. Ces efforts ont permis de réduire de plus de 50 % le nombre de nouvelles infections à VIH par an chez les enfants à l’échelle mondiale depuis 2010.

Des progrès ont également été accomplis pour assurer l’accès des enfants vivant avec le VIH au traitement antirétroviral. En 2005, moins de 10 % des enfants vivant avec le VIH avaient accès aux médicaments antirétroviraux. En 2015, grâce à une plus forte sensibilisation et aux améliorations relatives au diagnostic et à la disponibilité des traitements, près de 50 % (870 000) des enfants vivant avec le VIH (1,8 million) ont eu accès à ces médicaments vitaux.

Toutefois, pour atteindre l’objectif à l’égard duquel les pays se sont engagés dans la Déclaration politique de 2016 sur la fin du sida, le nombre d’enfants ayant accès au traitement antirétroviral doit augmenter de manière significative pour atteindre 1,6 million d’enfants d’ici à 2018. « Le monde a bien progressé, mais il reste encore beaucoup à faire et nous avons besoin de personnes telles que Mme Peng Liyuan pour continuer à nous faire entendre et à montrer la voie à suivre pour mettre fin au sida et à la tuberculose », a déclaré M. Sidibé.

En 2015, Mme Peng Liyuan a collaboré avec l’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH/sida à Johannesburg, Afrique du Sud, s’exprimant alors sur des questions clés à traiter pour mettre fin au sida à l’horizon 2030. En 2011, elle a été nommée Ambassadrice de bonne volonté pour la tuberculose et le VIH/sida par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Son titre a été renouvelé pour une période supplémentaire par l’OMS lors d’une cérémonie spéciale.


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Janvier 2017