Kenya – Une école de danse classique a vu le jour dans le plus grand bidonville du pays

A Nairobi,Kenya- Dans l’un des plus grands bidonvilles du pays, une école de danse classique a vu le jour. Des enfants apprennent l’art de la danse de ballet.

L’école de danse classique a ouvert ses portes pour initier les enfants après les cours. Située au cœur d’un des bidonvilles les plus grands du continent africain, l’établissement est en réalité, une salle de classe, vidée une fois par semaine pour les leçons de danse, explique le Huffington Post.

Pendant un an, le photographe suédois Fredrik Lerneryd est allé à la rencontre d’une quarantaine d’élèves africains du professeur de danse, Mike Wamaya. Celui-ci était un ancien chorégraphe et danseur professionnel. Il a complètement changé de vie pour transmettre son savoir et son talent aux enfants de ce quartier de Nairobi en décomposition.

Vêtus de collant bleu brillant et violets, leurs bras et leurs jambes s’étirant de tout leur long, les sujets du photographe se distinguent magnifiquement dans un univers sombre -des murs unicolores et des sols sans aucun ornement. Le photojournaliste suédois s »est passionné pour ces danseurs, non pas parce qu’ils sont célèbres ou professionnels. Les ballerines (et danseurs) sur ses photos sont de jeunes étudiants qui dansent pour le plaisir.

Des bidonvilles, aux écoles de danse

La formation en danse classique est financée grâce aux dons récoltés par une association caritative anglaise, Anno’s Africa, et des ballerines d’occasion sont distribuées aux danseurs plus perfectionnés. En décembre dernier, pour Noël, le ballet Casse -Noisette de Tchaikovsky a été présenté au National Theatre de Nairobi.

Une consécration pour ces enfants, dont certains ont atteint un niveau assez élevé pour intégrer des “véritables” écoles. La jeune Pamela, prise en photo par Fredrik Lerneryd, a appris ses premières poses dans ce quartier de Nairobi. Aujourd’hui, elle a rejoint le Dance Center Kenya, rapporte The Guardian.

« J’ai rencontré ces danseurs alors que je travaillais sur une autre histoire », explique Fredrik Lerneryd au HuffPost, et j’ai été très ému par ce que j’ai vu. »

Ses séries d’images de corps flottants et de visages expressifs s’intéressent moins à la rigueur habituelle du ballet qu’à la détermination visible de ces personnes qui s’y adonnent. Quelques-unes de ces photos donnent aussi des informations sur la réalité de la vie à Nairobi, une ville qui « héberge » 2,5 millions de personnes dans plus ou moins 200 bidonvilles.

Le photographe retrace l’histoire de cette salle de classe qui se transforme en salle de danse chaque semaine après l’école -étudiants et professeurs enlèvent les chaises et les tables, dit-il, nettoient le sol et emplissent les pièces avec de l’art. Après ma première visite, je savais que j’allais revenir et suivre leurs progrès, a-t-il expliqué au HuffPost.


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Janvier 2017