Etats Unis – Les coiffeurs de l’Illinois formés pour repérer des signes de violences conjugales

Les coiffeurs de l’Illinois, dans le nord des Etats-Unis, vont être formés pour repérer parmi leurs clients d’éventuels signes de violences conjugales, selon une loi inédite en Amérique. La nouvelle réglementation est entrée en vigueur le 1er janvier 2017.

 Des dizaines de milliers de coiffeurs, barbiers et autres professionnels de la beauté de cet Etat devront suivre une heure de formation, nécessaire par ailleurs pour obtenir une licence.

 «La relation entre celui qui coupe les cheveux et le client est très particulière. On parle à peu près de tous les sujets», explique l’auteure de cette loi, Fran Hurley, élue du parlement de l’Illinois. «Vous faites toujours appel à la même personne. Et on peut remarquer des choses». Les signes avant-coureurs vont des bleus aux contusions en passant par l’isolement social de la famille ou des amis.

Pas contraignant

Quelque 88’000 salons professionnels de l’Illinois sont concernés. Mais ils ne sont pas obligés de faire état de ces stigmates. «S’ils aperçoivent quelque chose et choisissent de ne pas en faire état (…) ils ne seront pas tenus pour responsables», explique Mme Hurley.

L’association Chicago Says No More a contribué à mettre sur pied cette formation. Selon sa fondatrice Kristie Paskvan, c’est une «nouvelle manière de lutter contre les violences conjugales et le harcèlement sexuel». L’association propose aussi aux coiffeurs des affiches où apparaît un numéro de téléphone d’aide aux victimes.

Une femme sur trois et un homme sur sept aux Etats-Unis sont victimes de violences conjugales, selon l’association. Et 20% des femmes et 10% des hommes ont été violés.

Cette idée de former les coiffeurs pour qu’ils repèrent les signes de violences, si elle est transcrite pour la première fois dans la loi d’un Etat américain, n’est toutefois pas nouvelle. La fédération nationale Professional Beauty Association propose une formation similaire depuis une dizaine d’années.


Revue de presse

Janvier 2017