L’affaires des « Femmes de réconfort » le ton monte entre Tokyo et Séoul

Tokyo a annoncé le rappel de son ambassadeur en Corée du Sud pour protester contre l’installation devant un consulat d’une statue rendant hommage aux esclaves sexuelles de l’armée nippone.

La statue en question, qui représente une jeune femme assise avec un petit oiseau posé sur l’épaule, a été érigée devant le consulat japonais de Busan. La question des « femmes de réconfort » envenime les relations entre les deux pays depuis des décennies. Pour beaucoup de Sud-Coréens, il s’agit d’un symbole des abus et des violences commis par le Japon durant sa domination coloniale de 1910 à 1945.

Jusqu’à 200 000 femmes, pour la plupart des Coréennes mais également des Chinoises, des Indonésiennes et des ressortissantes d’autres pays asiatiques, ont été enrôlées de force dans les bordels de l’armée impériale.

Selon le porte-parole du gouvernement nippon Yoshihide Suga, l’accord conclu en 2015 entre Tokyo et Séoul « résolvait le problème des femmes de réconfort de façon définitive et irréversible ». Aux termes de ce document, le Japon a versé un milliard de yens (8,8 millions d’euros) de dédommagement pour financer une fondation chargée d’aider les survivantes.

« En dépit de cela, une statue a été installée, ce qui a des conséquences déplorables sur nos relations », a déclaré M. Suga au cours d’une conférence de presse. Outre le rappel de l’ambassadeur Yasumasa Nagamine, le porte-parole a également annoncé que Tokyo faisait revenir temporairement au Japon son consul général à Busan. Le pays du soleil-levant a en outre reporté des discussions économiques de haut niveau et suspendu des négociations sur un nouvel accord de swap de devises entre les deux pays.


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Janvier 2017