Inde – « L’école sur roues » pour que chaque enfant puisse accéder à son droit à l’éducation

Dans les bidonvilles surpeuplés de Bombay, en Inde, les enfants sont plus susceptibles de travailler pour aider leur famille à survivre que d’aller à l’école : selon l’UNESCO, plus de 1,7 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisés. Plan International met en place de nouvelles astuces pour les aider à poursuivre leur éducation.

« Si les enfants ne peuvent pas aller à l’école, alors c’est à l’école de venir à eux. » C’est ce qu’affirme Bina Lashkari, directrice de la « Doorstep School » – et c’est exactement la raison pour laquelle Plan International s’est associé avec l’équipe de Bina en 2008, pour créer le projet « School on Wheels » (« l’école sur roues »).

Tous les jours depuis 2008, un grand bus-école jaune sillonne les bidonvilles de Bombay en quête d’enfants pouvant consacrer quelques heures à leur éducation. Une vague d’enfants excités grimpent alors à bord de ce bus « magique » tenu par des enseignants bénévoles, qui en dehors des cours font du porte à porte pour encourager les parents à envoyer leurs enfants au bus-école pour les 2 heures de cours quotidiens qui y sont délivrés.

Depuis sa création et chaque année, le bus magique de Bombay fait bénéficier à plus de 3000 enfants des bidonvilles ou des rues une éducation informelle, un encadrement et des facilités pour rejoindre de vraies écoles.

Bharti, enfant d’un bidonville, travaille avant et après la classe pour subvenir aux besoins de sa famille – mais School on Wheels reste le grand moment de sa journée :  « J’aime étudier ! Quand je viens à l’école, je chante, je dessine, je suis avec mes amis, et on apprend plein de choses ! Je rentre heureuse à la maison après. », dit-elle.

Les enseignants aussi adorent le bus magique, qu’ils ont rejoint en tant que bénévoles après avoir été témoins des difficultés rencontrées par les enfants pour survivre dans les bidonvilles.

Pendant les 2 heures de cours qu’ils administrent chaque jour, les enseignants utilisent des moyens d’apprentissage amusants et agréables tels que des cartes pour apprendre l’alphabet, ou le chant pour apprendre à bien s’exprimer, afin de donner aux enfants l’envie de revenir chaque jour.

Lalita Raman enseigne dans le bus-école depuis le début du projet : « Environ 25 enfants viennent en classe régulièrement et je les connais très bien. », dit-elle. « Ils n’hésitent pas à se confier à moi, et ils parlent des défis auxquels ils sont confrontés. Je suis heureuse de faire ce travail et de les aider dans leurs vies difficiles. »

L’ÉDUCATION POUR BRISER LE CERCLE DE LA PAUVRETÉ

« L’éducation est un droit pour chaque enfant. », affirme le conseiller pour l’éducation de Plan International, Vernor Muñoz. « Plan International a pour objectif que chaque enfant puisse accéder à son droit à une éducation de qualité, et ainsi aussi à un environnement sécurisé. School on wheels permet cela en allant à la rencontre des enfants défavorisés. »

Bina est déterminé à faire en sorte que School on Wheels continue de prospérer et que l’éducation soit une priorité pour les enfants dans les bidonvilles. Rien ne lui donne plus d’espoir que de penser aux étudiants qui ont réussi, comme Fatima :

«Quand Fatima est arrivée à School on Wheels, elle n’avait pas de famille. Elle vivait seule dans le bidonville, ayant migré du Bengale. Nous l’avons accueillie dans le bus pour s’instruire, nous l’avons ensuite inscrite à l’école traditionnelle, puis soutenue lorsqu’elle a voulu aller au collège. Maintenant, elle travaille pour le gouvernement et je ne pourrais pas être plus fier.», termine Bina.


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Décembre 2016