Droits de l’homme – Amnesty démarre sa campagne « 10 jours pour signer »

Depuis 2008, 33 personnes mises en lumière par 10 jours pour signer ont vu leur situation s’améliorer. Voici quelques exemples :

Vos 31 173 signatures ont permis de faire pression sur les autorités aux Etats-Unis et de libérer ce prisonnier d’opinion. Albert Woodfox avait 25 ans, en 1972, lorsqu’il a été placé sous le régime de l’isolement en prison. Il avait été condamné pour le meurtre d’un gardien de la prison d’Angola alors qu’aucun élément sérieux ne le reliait à ce crime. Et sa condamnation s’est principalement basée sur le témoignage à charge d’un codétenu qui l’a « dénoncé » en échange de sa propre libération.

L’isolement est une forme extrême de détention qui, sur une aussi longue période, constitue un acte de torture selon les Nations unies.

« Transmettez mes remerciements et ma gratitude à toutes celles et ceux qui ont écrit pour moi. Leurs lettres ont fait la différence. » Albert Woodfox

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Albert a été libéré le jour de son 69ème anniversaire, le 19 février 2016.


Amnesty International a recueilli plus de 119 000 signatures provenant de 94 pays différents, et John Jeanette a reçu plus de 4 400 lettres de soutien.

John Jeanette, transgenre norvégienne, s’est toujours sentie femme. À la retraite, John Jeanette a entamé une procédure pour modifier son état-civil afin d’être officiellement reconnue comme femme. Ses démarches ont échoué car elle a toujours refusé de subir des opérations chirurgicales de « changement de sexe » exigées par les autorités. Depuis, elle se bat pour faire évoluer la loi.

C’est tout ce que j’avais rêvé et espéré. Le combat en valait la peine. Il fut long, mais lorsque nous avons enfin récolté les fruits de notre travail, ce fut une grande joie. Sans Amnesty, nous n’y serions pas parvenus.

John Jeanette

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le gouvernement norvégien a déposé le 24 juin 2015 un projet de loi facilitant le changement d’état civil pour les personnes trans, qui sera possible sans pré-requis médical. Le ministre Vidar Helgesens (Ministre des affaires étrangères et européennes) a reconnu et salué le travail mené en ce sens par Amnesty International.


Lors de la campagne 10 jours pour signer 2014, 360 000 actions en faveur de Moses ont été menées, dans 118 pays du monde entier.

En 2005, alors qu’il n’avait que 16 ans, Moses Akatugba a été arrêté par l’armée puis torturé. Il a alors fini par « avouer » sa participation à un vol de téléphone. Après huit ans en détention provisoire pendant lesquels il n’a cessé de clamer son innocence, Moses a été condamné à mort en 2013.

Au total, plus de 800 000 signatures ont été recueillies dans le monde pour demander au gouverneur de l’État du Delta, Emmanuel Uduaghan, de commuer sa condamnation à mort.

« Alors qu’auparavant j’avais l’impression que tout espoir avait disparu, l’histoire a changé quand Amnesty International est intervenue (…) J’ai repris espoir et cet espoir me permet maintenant de continuer à avancer. » Moses Akatugba

Qu’en est-il aujourd’hui ?

En mai 2015, grâce à la pression des sympathisants d’Amnesty International, le gouverneur Emmanuel Uduaghan a gracié Moses. Avant de quitter son poste, le gouverneur a également commué les condamnations à mort de trois autres prisonniers. À l’occasion de l’entrée en fonction du nouveau président du Nigeria, Muhammadu Buhari, Amnesty International lui a demandé d’instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, en vue de l’abolition de la peine capitale.


Vos signatures ont permis à ces jeunes autochtones d’ébranler le système judiciaire mexicain.

En 2002, lors d’incidents distincts, Valentina Rosendo Cantú et Inés Fernández Ortega ont été abordées et interrogées par des soldats qui les auraient par la suite violées. Faisant preuve d’un courage énorme et malgré les barrières culturelles, économiques et sociales qui dissuadent de nombreuses femmes autochtones de réclamer justice par la voie des tribunaux, elles ont dénoncé ces agressions auprès des autorités nationales et internationales. Aucun responsable n’a été poursuivi par la justice mexicaine.

En 2010, devant l’absence d’enquête sérieuse de la part du système mexicain, la Cour Interaméricaine des droits humains a condamné l’Etat mexicain.

« La route est encore longue, cependant nous voudrions saisir cette opportunité pour vous remercier sincèrement pour votre soutien ; sans vos lettres, votre action et votre solidarité, nous n’en serions pas là. » Représentant du centre pour les droits humains Tlachinollan, partenaire local d’AI

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le 6 mars 2012, l’Etat mexicain a présenté officiellement ses excuses à Inés Fernández Ortega pour sa responsabilité dans l’agression commise par des militaires en 2002. De plus, leurs affaires sont passées dans les mains de la justice civile, afin de s’assurer de la condamnation de leurs agresseurs.


L’opération 10 jours pour signer a mobilisé plus d’un million d’appels en faveur de la libération de Jabbar Savalan.

Membre d’un mouvement civique, Jabbar a vraisemblablement été pris pour cible pour avoir utilisé Facebook afin d’appeler à une « Journée de colère ». Il a été condamné à deux ans et demi de prison sur la base d’accusations de détention de stupéfiants forgées de toutes pièces.

« Amnesty International symbolise les droits humains et la liberté, pas seulement en Azerbaïdjan, mais partout dans le monde. Je suis reconnaissant pour tous les efforts déployés par votre organisation et d’autres mouvements, qui se battent pour la liberté en Azerbaïdjan. » Jabbar Savalan

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Jabbar Savalan a été remis en liberté dans la soirée du 26 décembre 2011 après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle.


82 000 signatures et actions ont été menées en faveur de Paraskevi et sa famille dans 111 pays différents.

Le 13 octobre 2012, Paraskevi Kokoni, mère de famille d’origine Rom, a été agressée en pleine rue à Etoliko avec son fils et son neveu. Plusieurs hommes les ont frappés à coups de pieds, de poings mais aussi avec des bûches. L’intervention de la police a été très tardive et peu efficace. Après cette attaque, ne se sentant plus en sécurité, les Kokoni ont abandonné ce village où ils vivaient depuis longtemps.

Une vaste opération de soutien accompagnée d’une pétition au ministre grec de la justice a été lancée par Amnesty International dans le cadre d’une campagne mondiale intitulée « 10 jours pour signer ».

« Je suis heureuse et je me sens déjà mieux, merci à vous tous [sympathisants d’Amnesty International] pour votre soutien. » Paraskevi Kokoni

Qu’en est-il aujourd’hui ?

En novembre 2013, trois hommes ont été condamnés à une peine de 8 mois d’emprisonnement assortie de trois ans de sursis pour l’agression de Paraskevi Kokoni et de son neveu.


Dans 54 pays du monde, 260 000 personnes ont signé pour exiger que justice lui soit rendue.

Militante pacifique contre les expulsions forcées au Cambodge, Yorm Bopha a été condamnée à 3 ans d’emprisonnement à l’issue d’un procès inéquitable, sans qu’aucune preuve ne vienne étayer l’accusation

Cette militante du droit au logement, considérée comme prisonnière d’opinion par Amnesty International. Le vendredi 11 avril 2014, 28 418 signatures ont été remises à l’ambassade du Cambodge en France.

« Merci à Amnesty International ! Vous avez contribué à ma libération ! Continuez à me soutenir et à soutenir ma communauté et d’autres personnes au Cambodge ! C’est en travaillant tous ensemble que nous aurons les meilleurs résultats ! » Yorm Bopha

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Après un an d’emprisonnement, la Cour suprême du Cambodge a annoncé le 22 novembre 2013 la libération sous caution de Yorm Bopha à l’issue de son audition.


Copyright Amnesty

logo-1-ff-blanc

Décembre 2016