Des étudiantes sud-africaines s’illustrent en fabriquant le premier satellite pour le continent africain

Au mois de mai 2017, l’Afrique lancera son premier satellite dans l’espace dans l’optique d’anticiper les phénomènes climatiques qui s’abattront sur le continent.

medo-girls« On peut déterminer et prévoir les problèmes que l’Afrique affrontera dans le futur ». Cette annonce ne provient pas d’un scientifique ou d’un climatologue réputé, mais de Brittany Bull, une étudiante sud-africaine au lycée de Pelican Park, situé au Cap.

En effet, ce projet d’envergure a été réalisé par un groupe de quatorze lycéennes, retenues dans le cadre d’un programme de formation axé sur les sciences, la technologie, l’ingénierie et les maths (STEM). Ce programme a été mis en place par MEDO (Micro Enterprise Development Organisation), une société indépendante qui œuvre pour l’autonomisation économique des Sud-Africains à travers les mathématiques et les sciences.

La batterie de chargement enverra les différentes informations détaillées sur les changements de température deux fois par jour, afin d’anticiper un possible désastre climatique et améliorer la protection des cultures agricultures.

« Nous analyserons là où de la nourriture pousse, là où l’on peut planter plus d’arbres et de végétation, et aussi comment déplacer les espaces agricoles… Nous avons beaucoup de feu de forêt et d’inondation mais nous n’arrivons jamais à temps » déplore-t-elle auprès de CNN.

Ainsi, le satellite pourrait prévoir les périodes de sécheresse et d’inondation comme il est arrivé au mois d’avril dernier. En effet, l’ouragan El Niño avait provoqué une sécheresse dans les pays du sud de l’Afrique, faisant chuter la production de maïs (8,4 millions de tonnes de moins que d’habitude) et obligeant ces pays à en importer.

Si tout se déroule comme prévu, le satellite devrait donc être lancé au mois de mai 2017, ce qui en ferait le premier satellite lancé en orbite par une société privée africaine. La compagnie aimerait impliquer, via des programmes STEM, des étudiantes d’autres pays africains comme la Namibie, la Malawi, le Kenya et le Rwanda.

Par ailleurs, dans la continuité de leurs ambitions, certaines des lycéennes se voient déjà voyager dans l’espace comme l’exprime Sesam Mngqengqiswa auprès de CNN : « Découvrir l’espace et voir l’atmosphère de la Terre, c’est quelque chose qu’aucun Africain noir n’a encore pu faire, ou qui n’en a même pas eu l’opportunité. Je veux être capable d’expérimenter ces choses. »

Même son de cloche chez sa camarade, Brittany Bull : « Je veux montrer aux filles que l’on n’a pas besoin de s’asseoir pour se limiter à une tâche. Toute carrière est possible, même dans l’aérospatiale ».


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Décembre 2016