Une conférence internationale sur les violences sexuelles liées aux conflits se tient à Grand-Bassam

Grand-Bassam, Côte d’Ivoire – La ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant, Madame Euphrasie Yao, en compagnie de la ministre des Droits de l’Homme et des Libertés publiques, Madame Paulette Badjo Ezouehu, ont procédé mardi à l’ouverture de la conférence internationale sur « Elaboration d’un guide sur la lutte contre les violences sexuelles aux conflits en Afrique », à l’hôtel N’sah de Grand-Bassam.

Selon le chef d’Etat-major général des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), le Général de corps d’armée Soumaïla Bakayoko, la conférence permet d’approfondir la réflexion sur les meilleures façons de renforcer les capacités des forces armées dans les pays concernés en Afrique. Mieux outillés, ils seront en mesure de prévenir et de répondre aux violences sexuelles liées aux conflits ainsi que de partager des expériences et de bonnes pratiques en la matière.

La ministre Euphrasie Yao, pour sa part, a salué la présence et la contribution des hiérarchies militaires des pays africains et des experts venus appuyer la réflexion pour le développement des lignes directrices qui aideront les armées africaines à lutter plus efficacement contre les violences sexuelles liées au conflit, dans un contexte mondial où les conflits deviennent de plus en plus complexes et asymétriques.

La ministre a aussi formulé le vœu de voir cette conférence internationale aboutir à des recommandations « concrètes et pratiques » qui permettront de mettre sur pied « une boussole dont chaque Etat devra se servir pour la sécurisation des populations, en particulier les femmes et les enfants ».

Pour le premier adjoint au maire de la commune de Grand-Bassam, Ouégnin Daniel, la violence sexuelle dans les conflits doit être traitée comme « un crime de guerre, un dommage collatéral malheureux de la guerre ». Pour lui, « les effets néfastes et dégradants des violences sexuelles détruisent des familles ».

Les autres pays participants à cette conférence internationale sont la Centrafrique, le Djibouti, l’Éthiopie, le Ghana, le Mali, le Kenya, la Somalie, la République démocratique du Congo et le Soudan. Ils ont également pour mission de répondre aux défis liés à la protection des femmes, 16 ans après l’historique Résolution 125 du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies sur la femme, la paix et la sécurité.


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Novembre 2016