Sexualité, santé reproductive des jeunes – « L’Initiative 5% » veut déconstruire les idées reçues

sante-dakarDakar, Sénégal – L’«initiative 5%» lance le premier cycle de formation en santé sexuelle et reproductive des jeunes. L’Ong accompagne ainsi les porteurs de projets, récipiendaires de fonds comme le Samu social, Marie stoppes international, Oxfam entre autres, pour offrir aux jeunes des con­naissances en matière de sexualité et de santé de la reproduction. Pour l’«Initiative 5%», l’accès des adolescents aux informations bien qu’amélioré, ces dernières années, n’est toujours pas adapté aux jeunes et perd en efficacité. C’est pourquoi indique Cristelle Boulanger, coordonnateur de l’«I­ni­tiative 5%»,  cette formation se veut «sur mesure», adaptée aux be­soins spécifiques et «réplicables» afin de permettre une meil­leure diffusion du savoir et des pratiques dans les équipes des différentes associations, selon Cris­telle Boulanger, coordonnatrice d’«Initiative 5%».

L’objectif étant de permettre aux participants d’acquérir des con­naissances sur les éléments fondamentaux de la santé sexuelle et reproductive des jeunes filles et des adolescents. Des résultats concrets sont attendus de cette formation surtout dans un contexte où la jeune fille est confrontée aux grossesses et mariages précoces, (les 2/3 de grossesses précoces ont eu lieu en Afrique), aux mutilations génitales et est souvent  victime de discrimination, de violences, sexuelles et physiques. D’où l’alerte de l’Oms qui prévient : «Si l’on n’y prend garde, près de 142 millions de jeunes filles pourraient être mariées avant leurs 18 ans d’ici à 2020». Aussi s’alarme l’organisation mondiale, «au cours des dix prochaines années, 30 millions de filles risquent d’être victimes de mutilations sexuelles».

L’Ong veut ainsi déconstruire les rapports de genre et les idées reçues. Elle veut, selon une ap­proche basée sur les droits hu­mains, apporter des réponses aux questions des jeunes sur la sexualité afin de leur permettre de prendre de bonnes décisions. En quelque sorte, l’Ong revendique un droit à la santé de la reproduction des jeunes filles et adolescents. Et le conseiller ré­gional santé à l’ambassade de France au Sénégal d’ajouter que ce n’est pas une ingérence. «La mondialisation et l’universalisme voudraient que chacun puisse disposer de son corps et d’en faire ce qu’il veut», dit-il. Mais il faut aussi prendre en compte les réalités sociales, culturelles et religieuses qui fondent chaque pays.
L’«initiative 5%» sida, tuber­cu­lo­se, paludisme est la deuxième mo­dalité de contribution de la France au Fonds mondial. Elle a été créée en 2011 et intervient au Sé­négal depuis 2012. Ce projet con­cerne les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il couvre 9 pays dont le Sénégal pour un coût cumulé de 2, 620  milliards de francs.


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Novembre 2016