Miss Sénégal 2016 : Ndèye Astou Sall sacrée le 5 novembre

Dakar, Sénégal Ndèye Astou Sall n’est pas prête d’oublier le samedi 5 mars 2016. Elle est sacrée miss Sé­négal 2016. Ce qui va lui permettre de «venir en aide aux enfants défavorisés du Sénégal», son rêve le plus absolu. Elle est suivie par Diabou Mané de Thiès, Adja Diallo de Fatick et Mamy Guèye de Diourbel, res­pectivement 1ère, 2èmeet 3ème dauphine.

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Pour prétendre à ce graal, il fallait défiler 3 fois. Au premier passage, l’objectif était d’attirer l’attention sur soi en faisant une bonne présentation de sa personnalité. De cette étape, le dou­te s’est vite dissipé. Il était clair que la miss Sénégal devra au minimum savoir se présenter, aussi simple que cela. Car,  l’In­donésienne Suzi s’était chargée d’exposer les atouts de ses de­moiselles avec le Bâti, la tenue traditionnelle Indonésienne. Donc, il ne restait qu’à marcher avec grâce et se présenter «correctement». Visiblement cet e­xer­cice parait plus difficile qu’on ne le prétend. Le sourire coincé conjugué à la voix qui charriait la peur était la chose la mieux partagée par les miss. C’est tout naturellement que cette situation les a conduites à faire des fautes de français grotesques. Il n’était pas rare d’entendre de la bouche des élèves et étudiantes représentantes des régions des expressions comme «charmante public» ou «grande plaisir». Ce que Ndèye Astou Sall  a tout simplement évité. Dans un français simple et correct, la miss Dakar s’est mise une bonne partie de l’assistance dans sa poche en déclinant son identité.

Si le premier passage a été raté par l’écrasante majorité des miss, le deuxième avait des allures de spectacle de stand up. Chaque concurrente devait présenter, en premier lieu, les atouts touristiques et culturels de sa région et enfin parler de «femmes et émergence». Elles se sont contentées d’énumérer les sites touristiques  et de réciter des leçons sur ce thème. Comme des élèves de Cm2, la récitation a été laborieuse.

Entre une répétition exagérée de certaines phrases et des trous de mémoire partiels, l’assistance a pris du plaisir à rire et parfois encourager ces reines de beauté. Là aussi, Ndèye Astou Sall s’est démarquée. Elle ne s’est pas laissé submerger par la pression. Il suffisait qu’elle commence une phrase pour que le public se mette à l’applaudir, visiblement charmé par la Dakaroise. Dire que son français est son seul atout, c’est manquer de respect à Ndèye Astou Guèye. En effet, de teint clair et un peu élancé, l’étudiante a tapé dans l’œil de plus d’un. Le troisième passage a permis de bien mesurer sa beauté. Dans une robe courte mettant ses jambes en valeur, la miss Dakar a donné le tournis aux messieurs assis au premier rang pour une vue parfaite sur le défilé. «Les personnes qui n’ont pas attendu ont raté quelque chose. Pour voir les 15 plus belles filles en 3 passages, je suis capable d’attendre une journée», s’excite Martin pour expliquer le retard de 3 heures de temps accumulé dans le démarrage des activités. Il n’est pas le seul !


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Novembre 2016