Des étudiants de Johannesburg en campagne de lutte contre la traite des personnes sur les réseaux sociaux

IOM Logo (IOM - OIM) IOM BlueAfrique du Sud – En partenariat avec les étudiants en communication stratégique de l’Université de Johannesburg (UJ), l’OIM a déployé une campagne d’une semaine, du 3 au 7 octobre 2016, sur les réseaux sociaux à travers l’Afrique du Sud en vue de lutter contre la traite des personnes.

 


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La campagne fait partie du cursus annuel en communication stratégique de l’université et compte pour l’évaluation des étudiants. Ce type de collaboration donne aux étudiants l’opportunité de travailler sur des questions sociales complexes comme la traite des personnes.

La campagne servira de plateforme destinée aux jeunes et au grand public pour leur donner des informations, les sensibiliser et les instruire sur les risques, les signes et les dangers de la traite.

Les étudiants de l’UJ ont participé à une séance photo montrant les trois types de traite sur lesquels le projet est centré cette année : l’exploitation sexuelle, l’exploitation domestique/du travail et la traite des enfants.

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Caroline Azionya, Directrice de projet de l’UJ et professeure, a déclaré : « la collaboration de cette année nous donne l’opportunité de créer un espace où les étudiants ont été sensibilisés à la traite et formés à devenir la solution. C’est formidable de voir à quel point nos étudiants sont devenus des défenseurs passionnés de cette cause. »

En raison de sa nature cachée, la traite est très difficile à mesurer en termes de statistiques en Afrique du Sud. Il existe toutefois des preuves attestant que ce crime est bel et bien commis en Afrique du Sud.

D’après le Rapport sur la traite des personnes 2016 du Département d’Etat américain : « Les enfants sud-africains sont recrutés des zones rurales pauvres pour être emmenés dans les centres urbains où les filles sont victimes d’exploitation sexuelle et de servitude domestique et où les garçons sont forcés à travailler dans la rue pour le commerce de rue, le service en restauration, la mendicité, les activités criminelles et l’agriculture. De nombreux enfants, y compris ceux vivant avec un handicap, sont exploités pour la mendicité forcée. L’ukuthwala (mariage forcé de filles dès 12 ans à des hommes adultes) non-consenti et illégal est pratiqué dans certains villages isolées dans la province du Cap-oriental, exposant certaines de ces filles au travail forcé et à l’esclavage sexuel. »

Les témoignages de victimes aidées par l’OIM depuis 2004 montrent que les Sud-africains sont aussi victimes de traite dans d’autres pays, que les trafiquants utilisent le pays comme pays de transit et que certaines victimes sont recrutées en Europe de l’Est et en Asie, principalement en Thaïlande, puis amenées en Afrique du Sud.

« La traite est sans doute le combat pour les droits de l’homme le plus important de notre ère. Il est souvent considéré comme de l’esclavage moderne, ce qui offre, selon moi, la bonne perspective. Notre lutte contre la traite équivaut à la lutte historique contre l’esclavage des années 1700 et 1800 », a déclaré Richard Ots, chef de mission de l’OIM en Afrique du Sud.

« Les estimations actuelles du nombre d’esclaves dans le monde varie entre 15 et 30 millions de personnes. C’est plus qu’à aucun autre moment de l’histoire. La traite est le commerce de personnes. Nous sommes confrontés à un problème de grande envergure qui nécessitera du temps, des efforts, de la détermination et de l’investissement financier », a t-il ajouté.


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Octobre 2016