Dr Hawa Abdi : “Mère Térésa de la Somalie”

le-dr-hawa-abdiLe Dr Hawa Abdi est née le 17 mars 1947, à Mogadiscio, en Somalie. A l’âge de 12 ans, elle perd sa mère des suites de complications gynécologiques. Etant la plus âgée des 5 enfants, elle prend la responsabilité d’élever elle-même ses frères et sœurs. Elle continue cependant sa scolarité, grâce au soutien et aux encouragements de son père. Elle déclare : « Il a tout fait pour que j’aie la chance de devenir médecin ».

En 1964, H. Abdi déménage à Kiev, en Union soviétique, pour étudier la médecine après avoir reçu une bourse de la part du Comité des femmes de l’URSS. Elle travaille avec assiduité et obtient son diplôme en 1971, avant de retourner à Mogadiscio pour entreprendre des études de droit à l’Université nationale de Somalie.

Elle continue d’exercer la médecine tout en poursuivant son cursus de droit. Peu de temps après, en 1983, elle crée l’organisation pour le développement de la santé rurale (Rural Health Development Organisation – RHDO) sur les terres de sa famille pour délivrer des soins médicaux gratuits à ceux qui en ont besoin.

Le Dr Abdi créée et développe une clinique, et malgré la guerre civile qui éclate en 1991, elle tient bon, reste sur ses terres et offre un abri et des soins médicaux aux réfugiés à la recherche d’un lieu sûr dans le pays. Le terrain familial est bientôt connu sous le nom du Village Hawa Abdi et augmente non seulement son nombre de résidents, mais également ses activités. En 2012, plus de 90 000 personnes viennent y chercher de l’aide, principalement des femmes et des enfants.


women-of-the-year-2010-dr-hawa-abdiLe Dr Hawa Abdi, accompagnée de ses deux filles, continue aujourd’hui de diriger le Village Hawa Abdi, qui comprend une école, un accès à l’eau potable et un hôpital de 400 lits. Ce dernier sert de centre de vaccinations et offre des soins maternels et pédiatriques à tous ceux dans le besoin.

Ses efforts ont été reconnus à travers le monde et elle a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix John Jay Justice. Elle a également été nominée en 2012 pour le prix Nobel de la paix, ce qui lui vaut le surnom de “Mère Térésa de Somalie”.

En 2013, elle a rassemblé ses expériences dans un livre intitulé « Keeping Hope Alive: One Woman, 90,000 Lives Changed». Cette gynécologue a également créé une Fondation qui oeuvre pour la Santé, l’éducation, l’eau et l’agriculture.


Quelles autres femmes scientifiques doivent-elles être distinguée ? Faites-le savoir sur @femmesetscience

Copyrigtht DiscovHER

logo-1-ff-blanc

Octobre 2016