Kenya : l’impossible procès d’une femme muette

Shukri Ali et deux autres femmes sont soupçonnées d’avoir joué un rôle dans l’attaque d’un poste de police situé dans la ville portuaire de Mombasa.


shukri-ali-procesLe procès de Shukri Ali, Saida Ali et Naima Mohamed Ali n’a pas pu démarrer ce matin, car la première nommée ne pouvait pas se faire comprendre par l’interprète des signes commis par le tribunal.

Le juge Emmanuel Mutunga a demandé aux autorités médicales de s’enquérir de l’état psychologique de la prévenue.

L’audience a été ajournée au 21 septembre, en attendant que le tribunal reçoive le rapport médical concernant Shukri Ali.

Le juge Mutunga avait aussi sollicité un traducteur somalien pour Saida Ali et Naima Mohamed Ali, qui ne parlent pas anglais.

Les prévenues, qui restent en détention, sont soupçonnées d’avoir hébergé trois femmes présumées membres du groupe Etat islamique, à l’origine de l’attaque manquée d’un commissariat de police de Mombasa, dimanche 11 septembre.

Le trio parti à l’assaut du commissariat de police s’y était rendu sous le prétexte de signaler un vol de téléphone portable.

L’une de femmes portait des explosifs. Elles ont été abattues après avoir tenté de mettre le feu à un bâtiment du commissariat, selon la police.


Revue de presse

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Octobre 2016