Des jeunes filles scientifiques parmi les gagnants de la Google Science Fair

Google Science Fair est un concours scientifique et technologique international en ligne, ouvert aux jeunes de 13 à 18 ans, seuls ou en équipe. Les finalistes internationaux se sont rendus au siège de Google pour présenter leur projet devant le jury et tenter de remporter des prix. Parmi les gagnants des Community Impacts Awards se trouvaient deux jeunes scientifiques originaires de Turquie pour la région Europe et une jeune scientifique originaire d’Afrique du Sud pour la région Afrique et Moyen-Orient. 

 


Une nouvelle méthode respectueuse de l’environnement permettant d’augmenter la résistance des immeubles en béton armés face aux explosions et aux impacts – par İlayda Sırbaş et Ezgi Tezer.
finaliste-google-2Améliorer la résistance des bâtiments publics, face à des événements critiques tels que des explosions, des attaques terroristes ou des incendies, est un enjeu majeur pour nos sociétés. C’est le constat d’İlayda Sırbaş et d’Ezgi Tezer, deux jeunes lycéennes de quinze ans concourant pour la finale de la Google Science Fair.

Ces deux jeunes scientifiques ont développé un modèle de paroi murale extérieure, capable d’absorber la charge d’impacts puissants. Leur paroi, conçue à partir de canettes en aluminium écrasées, est entièrement respectueuse de l’environnement et peut être produite à partir de canettes recyclées. Les tests qu’elles ont conduits au sein de l’İzmir Institute of Technology, ont révélé l’efficacité du système. En effet, le renforcement des murs grâce aux parois en aluminium compressé, a permis de réduire la charge de l’impact de 61%.

Toutes deux originaires de Turquie, Ezgi Tezer et İlayda Sırbaş, ont participé à la Google Science Fair dans l’espoir de voir leur invention appliquée aux nouveaux procédés de construction, afin d’assurer la sécurité des populations.

Jeune scientifique passionnée, İlayda s’est très rapidement attachée à des figures scientifiques majeures, comme Charles Darwin et Stephen Hawking, chez qui elle apprécie la patience et admire le courage, l’ouverture d’esprit et la curiosité. Du côté d’Ezgi ce sont les traits de génie de Léonard de Vinci qui l’ont inspirée. Elle souhaite aujourd’hui poursuivre des études d’ingénierie mécanique afin de lier le dessin et les sciences.


Combattre la sécheresse grâce à des Polymères super-absorbants, biodégradables et peu coûteux, formés à partir de peaux d’oranges – par Kiara Nirghin. 

Aujourd’hui, l’Afrique du Sud est confronté à l’une des plus grosses sécheresses de son histoire. En 2015, le pays n’a reçu que 403 mm de pluie, ce qui équivaut seulement à 66% des précipitations annuelles moyennes. La sécheresse est un enjeu qu’il est urgent de traiter pour éviter les pénuries et assurer la sécurité alimentaire des populations.


kiara-nirghinKiara Nirghin,
jeune scientifique prometteuse de seize ans, a trouvé une solution écologique et durable à ce problème : utiliser les peaux d’oranges pour retenir l’eau dans les sols. Son projet s’est construit à partir de l’analyse des Polymères super absorbants qui peuvent retenir jusqu’à 300 fois leur poids en liquides. Actuellement, ces types de polymères sont extrêmement coûteux et nocifs pour l’environnement mais Kiara Nirghin leur a trouvé une brillante alternative écologique.

Ses recherches ont montré qu’une peau d’orange contient jusqu’à 64% de polymères biodégradables. Pour finaliser le processus, elle a associé les peaux d’oranges, de façon biologique, à la lumière du soleil. Elle a ensuite utilisé l’huile de peaux d’avocats pour la polymérisation en émulsion de la solution.


Copyright DiscovHer

logo-1-ff-blanc

Octobre 2016