Gestion des migrants et des refugies : L’OIM dans le système des Nations Unies

IOM Logo (IOM - OIM) IOM BlueLors du Sommet sur les Grands Mouvements des refugiées et des migrants tenu le 19 Septembre 2016, au siège de l’ONU à New York, l’Organisation Internationale pour les migrants (OIM) a officiellement fait son entrée au sein de la grande famille des Nations Unies en tant que l’Agence Onusienne des Migrations.


migrant-europe-uneA cette occasion le Bureau de l’OIM au Mali, a organisé le 8 septembre, au Grand Hôtel de Bamako, une rencontre d’échange sur la question de la migration. Et en même de montrer leurs satisfaction à l’entrée de l’OIM au sein des Nations Unies, après 65 ans de relations étroite.

Cette rencontre a enregistré la présence du Ministre de la Réconciliation Nationale, Mohamed El Moctar et celui de l’Emplois et de la Formation Professionnelle, Mahamane Baby, du chef de cabinet du ministère en charge des Maliens de l’Extérieur, Moussa Alou Koné,  du Chef de Mission de l’OIM au Mali, Bakary Doumbia, la Coordinatrice du Système des Nations Unies au Mali, Mme N’Baranga Gasarabwe, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU au Mali.

Le Chef de Mission de l’OIM Mali, dans son discours, a déclaré cette signature magnifié la bonne collaboration qui existe entre les deux organisations depuis 65 ans. “Nous avons toujours vécu et travaillé comme des frères ensemble.

Tout le Système des Nations Unies nous a toujours ouvert les bras et avons bien collaboré ensemble, nous serons toujours reconnaissants pour cette fraternité. La signature de cet accord est juste une formalisation de cette relation déjà établie”, a laissé entendre M Doumbia. Il a ensuite salué la volonté manifestée par l’ensemble des pays membres des Nations Unies pour l’intégration de l’OIM. Selon lui, l’entrée dans les Nations Unies est la volonté des Etats membre de l’OIM qui ont tous voté cette entrée à l’Assemblée Générale.

La Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Mali, Mme Mbaranga Gasarabwe, a affirmé  qu’ ” en 2015, nous comptions plus de 65 millions de migrants forcés, des personnes réfugiées ou déplacées qui ont été obligées d’abandonner leurs maisons afin de fuir les conflits. Nombreux sont ceux aussi qui pour des raisons de pauvreté, de manque d’emplois, de violations des droits de l’homme et de désastres naturels sont  poussés à émigrer”. Une partie de ces migrants s’engagent sur le chemin de la migration irrégulière. Plusieurs se retrouvent, confrontés à l’exploitation et la discrimination dans les bras de trafiquants vendeurs de rêves, a-t-elle souligné.

Le Chef de Cabinet du département en charge des Maliens de l’Extérieur a rappelé  que la migration des hommes est un phénomène mondial, depuis la nuit des temps. Elle s’explique essentiellement par la recherche d’équilibre, dans un monde où le bien être, la sécurité, les ressources, les droits et le savoir sont inégalement répartis.

En rappel 2015,  3 771 cas de décès de migrants ont été recensés dans la Méditerranée. En début septembre 2016, le rapport de l’OIM dénombrait 3176 cas depuis janvier 2016.

Les services du  Ministère des Maliens de l’Extérieur ont enregistrés 376 jeunes maliens identifiés morts noyés dans la Méditerranée en 2015 et plus d’une centaine en 2014, a-t-il souligné.

Pour une gestion globale et durable des questions migratoires, le Mali a adopté le 03 septembre 2014, une politique Nationale de Migration (PONAM) et son Plan d’Actions 2015-2019, évalué à 120 milliards de francs CFA.


Par Y.K – OIM MALI

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Octobre 2016